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VÉNUS EN RÉ de Christine Brunet, éditions Gascogne

 

Après le Doubs, Marseille, Londres, le Cantal, le Périgord… pour son nouveau thriller, Christine Brunet nous entraîne sur l’île de Ré afin d’y suivre une nouvelle et palpitante enquête menée par le tandem Gwen Saint-Cyrq et Signac.

 

Dans ce nouvel Opus, Christine Brunet va nous faire découvrir les charmes et les beautés de l’île de Ré mais surtout tenter de résoudre une énigme qui commence avec la découverte d’un septième cadavre qui serait victime de «  l’homme au catogan ». Seulement cette dernière victime… pour l’instant il y en aura d’autres au fil des pages n’est autre que la fille du commissaire divisionnaire Renaud Marsan. Loin de la police,  menant une double vie Saint-Cyrq accepte par amitié de mener l’enquête d’autant plus que le commissaire Lebecq patauge allégrement pour découvrir ne serait-ce qu’un bout de piste concernant déjà les six premiers meurtres. Faire équipe avec Signac n’enchante pas Gwen (voir le précédent thriller de Christine Brunet  « Convergences »). Elle n’a pas le choix et rejoint le SIRC (Service d’investigation et de recherches criminelles » composé de binômes militaire et scientifique. Dans son domaine, elle est médecin légiste, Gwen Saint-Cyrq est la meilleure, rien ne lui échappe, sa capacité de raisonnement est phénoménale et bien que Signac ne la lâche pas, elle mènera son enquête comme bon lui semble au grand dam de son coéquipier.

 

Mais comme dans toutes les enquêtes la maligne Christine Brunet, aime à brouiller les pistes ! elles se multiplient au fil des pages !  Y-a-t-il un ou plusieurs assassins ? Comment un cadavre (celui de Ghislaine Marsan) fille du commissaire Renaud Marsan retrouvée dans la forêt de Notre Dame dans l’arc boisée de la région parisienne peut-il avoir un rapport avec un double meurtre commis à Trousse Chemise sur l’île de Ré où l’on retrouve le colonel de gendarmerie et un truand défiguré abattu l’un à côté de l’autre ? De plus Gwen retrouve deux de ses ex-amants, le légiste Daniel Lesage (trempe-t-il dans les meurtres ?)  et Angel O’Maley un trafiquant notoire recherché pour trafic d’armes, de diamants et meurtres mais qui demande à Gwen Saint-Cyrq de récupérer chez un autre trafiquant aussi pourri (Alexis Magrötte) que lui, et qui l’a berné, les diamants dans son coffre…Y parviendra-telle ? Seule la lecture de Vénus en Ré « vous en apprendra plus. Parmi les cadavres Gwen retrouvera aussi Christian Pinel, son premier grand amour, génie de l’informatique mais qui a mal tourné. Pourquoi a-t-il été tué ?

 

Au milieu de toutes ces pistes qui finiront par se rejoindre, Yvon Signac retrouve lui aussi son amour de jeunesse en la personne de Josy, capitaine de gendarmerie veuve du colonel Grimaud abattu sur la plage de Trousse Chemise. Quel rôle joue-t-elle dans ces meurtres ? Tous les cadavres sont assassinés en rapport avec l’astrologie et tués par des médicaments bien spécifiques, que seule une personne initiée peut se procurer mais qui est-elle ? Gwen Saint-Cyrq au fil des pages se rapproche du but final avec l’aide du docteur Michalon. Notre Gwen  médecin légiste victime d’une femme jalouse, finira par se retrouver avec deux balles dans le corps, parviendra-telle à s’en sortir ? Pourra-t-elle  sauver son coéquipier Yvon Signac en mauvaise posture ? autant de question que «Vénus en Ré » vous fera découvrir au fil des pages avant de vous emmener en Sierra Leone… et en Provence pour une fin  qui  n’en n’est pas une , Christine Brunet ayant le talent de vous faire patienter pour connaître la suite des aventures de Gwen Saint-Cyrq. Son prochain thriller «  HX13 » sortira  dès le 1er octobre prochain.

 

Pour son neuvième thriller « Vénus en Ré », Christine Brunet s’inscrit dans la lignée des plus grands spécialistes du genre, je l’ai déjà dit, mais je le redis, ses livres pourraient faire de magnifiques scénarios pour des films policiers, tant les personnages, les intrigues sont bien charpentés, ils enchanteraient les amateurs du genre, ne reste plus qu’à trouver le bon réalisateur pour tenter l’expérience. En attendant avec « Vénus en Ré »  Christine Brunet nous propose  un grand cru dans le genre suspense, rebondissements jusqu’au point final  avec lequel vous passerez j’en suis sûr un excellent moment de lecture bien calé au fond de votre fauteuil club.

 

Patrick DUBOIS

 
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Mon avis :

Je suis très contente d'avoir retrouvé Gwen et Signac que j'ai connu dans "Convergences". Ce sont deux personnages assez intrigants mais attachants, chacun à leur manière. Gwen est une fonceuse, elle n'a peur de rien, elle risque sa vie à chaque chapitre et surtout, elle aime travailler seule. Signac est plus discret, très bon aussi dans ce qu’il entreprend mais il ne sait pas faire la part des choses et ça lui porte parfois préjudice.

Ils se retrouvent sur l'ile de Ré pour une enquête qui s'avère complexe. L'auteur aime semer des indices et dispatcher des pistes un peu partout au fil des pages. Est-on sur la piste d'un seul et même tueur pour toutes ces victimes ou bien il n'y a aucun lien et plusieurs tueurs sévissent actuellement sur l'ile ? C'est ce que Gwen essaie de comprendre. Mais peut-elle faire confiance aux différents témoins qu'elle rencontre ? Ne sont-ils pas tous impliqués d'une manière ou d'une autre ? Là est toute la complexité de cette affaire et elle va devoir suivre son intuition et ne faire confiance à personne.

L'auteur aime numéroter ses chapitres de manière originale, je l'avais déjà remarqué dans "Convergences", mais cette fois j'ai été moins déstabilisée...

Un très bon thriller, avec des personnages hauts en couleurs, une enquête complexe et une auteur particulièrement douée pour l'écriture et les énigmes. En plus, la fin laisse présager une suite et ça, j'adore ! À lire de toute urgence !

 
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Vénus en Ré est un thriller publié par les éditions Gascogne en décembre 2016. Il est le huitième de Christine Brunet ; il peut être considéré comme une « suite » du précédent roman intitulé Convergences puisqu’il reprend les mêmes personnages d’enquêteurs. Il est l’occasion de faire plus ample connaissance avec eux, surtout Gwen Saint-Cyrq, la légiste au look extravagant ( piercings, tatouages, coupe de cheveux déstructurée), et d’approcher d’un peu plus près cette femme mystérieuse, froide en apparence, mais courageuse, capable d’aller au bout de ses convictions, peu importent les conséquences.

Le style est sobre, d’une précision quasi chirurgicale, très efficace, avec des phrases pas trop longues, des mots précis et parfois percutants attestant de la maîtrise parfaite de son auteur. Les très nombreux dialogues, notamment entre les enquêteurs à divers moments de leurs investigations, rendent le récit très vivant et entretiennent un suspense parfois à la limite du soutenable.

La présentation du roman est claire et aérée, rendant agréable la navigation au sein de cette enquête labyrinthique. Chaque chapitre porte un titre qui oriente le lecteur sur son contenu sans pour autant le révéler .

L’intrigue:

Dans le bois de Notre-Dame, quelque part dans l’est francilien, la découverte du cadavre d’une femme nue, étendue sur les feuilles détrempées, pose la question suivante: est-elle la 7e victime de ce serial killer que la presse a surnommé « l’homme au catogan »? En l’absence d’un modus operandi véritablement identique, les doutes sont permis, d’autant que le profiler Michel Lebecq et son équipe piétinent : aucune piste, tous les indices sont soigneusement effacés par le tueur, et aucun lien apparent entre les victimes qui semblent choisies au hasard.

Le commissaire Marsan, cette fois impliqué de près, obtient du juge l’autorisation du juge de mener sa propre enquête et reforme l’improbable duo Saint-Cyrq/ Signac. A condition de convaincre la jeune femme qui a démissionné pour se reconvertir en femme de chambre.

Pourtant, malgré les tensions et les désaccords qui les séparent, ils obtiennent très vite de nombreuses pistes qu’ils suivent jusque sur l’île de Ré. S’agit-il d’un seul tueur complètement imprévisible et d’une intelligence supérieure? Ou alors d’un « copy cat » en profitant pour commettre ses propres meurtres. Entre résurgences d’un passé pour le moins embrouillé, embuscades, poursuites, agressions et disputes, le duo de choc parviendra-t-il à résoudre cette ténébreuse affaire ?

Les personnages:

  • Renaud Marsan: commissaire divisionnaire.
  • Ghislaine: sa fille, 22 ans.
  • Michel Lebecq: profiler de la Crim.
  • Le juge Colardon.
  • Gwen Saint-Cyrq: petite maigre tatouée, visage portant de nombreux piercings, cheveux noir corbeau très raides aux épaules sur le devant et presque rasé derrière le crâne ( petit clin d’œil à Lisbeth Salander??) ; médecin légiste très compétente. Orpheline, enfermée en maison de redressement à l’âge de 7 ans, puis adoptée par une femme qui ne l’aime pas, ce qu’elle lui rend bien.
  • Yvon Signac : co-équipier de Gwen.
  • Damien Potain : petit ami de Ghislaine ; 32 ans, divorcé, biologiste marin au CNRS ; ancien prof de la jeune femme.
  • Daniel Lesage : médecin légiste de l’équipe de Lebecq ; ex petit ami de Gwen.
  • Christian Pinel : 8 e victime ; premier amour de Gwen ; 32 ans, condamné à 15 ans de prison pour piratage informatique.
  • Robert Grimaud : chef de la brigade de gendarmerie de l’île de Ré ; ami d’enfance de Signac.
  • Josy Grimaud : épouse du précédent ; capitaine de gendarmerie dans la même brigade. Premier amour de Signac quand ils étaient ados.

Les lieux:

Christine Brunet s’est visiblement très bien documentée afin d’offrir des descriptions de lieux les plus proches possible de la réalité, notamment en ce qui concerne l’île de Ré ; en effet, elle donne de nombreux repères facilement vérifiables ainsi qu’une carte très précise (page 55).

Les descriptions des autres lieux sont minimalistes, donnant juste les indications nécessaires pour se représenter l’endroit, un peu comme un décor de film ou une photo: « La forêt domaniale du Bois Henri IV, enfin. Des maisons partout… Une bande de verdure. Des pins, un sol sablonneux couvert d’aiguilles brunes. Un sentier. » (Page 81).

Même chose pour l’appartement de Signac : « L’endroit était propre, méticuleusement rangé : il devait avoir une femme de ménage à la hauteur, à moins qu’il n’ait gardé ses habitudes de militaire. Tout était fonctionnel, sans luxe ni décoration inutile. Une table, quatre chaises, un canapé et une table basse devant, une cuisine à l’américaine à droite et un couloir qui devait mener aux chambres et à la salle de bains. » (Page 29).

Mon avis:

Grâce à Christine Brunet, qui m’a gentiment fait parvenir son roman afin que je le chronique, je découvre une romancière talentueuse, au style bien personnel, et son univers littéraire très agréable à lire, proposant un divertissement de qualité. Avec une dernière partie surprenante, à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Les nombreuses allusions à l’enquête précédente (voir Convergences) certes permettent de situer le relationnel compliqué fait de rancœur et d’attirance entre Signac et Gwen, mais peuvent à la longue gêner le lecteur qui n’a pas lu le titre précédent.

Des scènes d’action, des rebondissements intervenant au bon moment, des touches d’humour, des personnages intrigants mais attachants, loin de toute caricature,qui n’oublient jamais de prendre une douche ou de se nourrir (lol), que l’on a envie de retrouver dans une autre aventure, une intrigue sans temps morts ni incohérences, Vénus en Ré est incontestablement un excellent thriller dont je recommande très vivement la lecture.

Cet article a également été relayé par le site spécialisé Zonelivre.fr sous le lien https://polar.zonelivre.fr/christine-brunet-venus-re/

 
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Dans Chouette Magazine.be
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Une chronique de Ph. de Riemaecker dans Blasting News
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Soyons honnête, l'enquête est probablement l'une des plus compliquées que la police a eu à résoudre depuis de nombreuses années.  Sept victimes sans "modus operandi".  C'est probablement ce manque de marque distincte qui fait douter les enquêteurs.  En effet, il est très rare qu'un tueur en série ne signe pas ses meurtres ne fut ce que par la répétition de certains détails.  Morphologie de ses victimes, lieux et environnements, type d'arme usitée, maquillage ou plus simplement la mise en scène que le bourreau met en place pour satisfaire ses pulsions.

Dans le cas présent, aucun indice ne permet d'élaborer la moindre piste et si j'en crois les enquêteurs, le ou les assassins démontrent une intelligence qui le ou les rends particulièrement dangereux.

Sur l'ile de Ré, les habitants se terrent.  Chacun appréhende d'être la prochaine proie de cette folie meurtrière.  Soulignons tout de même un fait étrange découvert malgré l'omerta policière.  L'une des victimes serait la fille de l'un des hauts gradés chargés de l'enquête.  Si ce fait venait à se démontrer, nous serions confrontés à un manque flagrant de déontologie au sein des forces de l'ordre.

 

Vénus en Ré


En signant son dernier roman "Vénus en Ré", Christine Brunet offre à ses lecteurs le plaisir de frissonner au cœur d'un labyrinthe intelligemment construit.  On y retrouve nos acteurs préférés (voir Convergences), deux inspecteurs complémentaires qui nouent des relations pour le moins ambigues, mais qui ne manque pas de piment.  Des meurtres en série, des policiers qui pataugent, des professionnels qui bâclent le boulot et qui obligent les plus hautes instances à réintégrer une inspectrice démissionnaire.  Inspectrice, médecin légiste, j'avoue ne pas être certain de la définition qui convient à ce petit bout de femme.  Femme certes, mais têtue comme une porte de prison et qui arrose son coéquipier de toute la rancœur qu'elle porte à : à quoi au juste?  Amour et rancœur, haine ou attirance, tout se mélange et c'est tant mieux pour le bonheur de notre voyeurisme littéraire.

"Vénus en Ré" décrit l'improbable et ne se contente pas de clichés si souvent usités. 

Les héros de cette histoire ne sont ni blancs ni noirs.  Attachants certes, opiniâtres certainement, mais n'hésitent pas à franchir les limites de la légalité pour des fins discutables.

Christine Brunet est probablement l'une des écrivains contemporaine à classer parmi les "incontournables".  Née dans le sud de la France, passionnée de langue, elle étudie le tchèque à Prague avant d'apprendre l'arabe au Caire.  Rédactrice en chef de la revue littéraire belge "Les petits papiers de Chloé" et présentatrice de l'émission culturelle "Actu-Tv" elle porte les auteurs à bout de bras et mérite tous les hommages.

Vénus en Ré est particulièrement bien réussi.  Jamais je n'ai été déçu par les écrits de Christine Brunet et je salue par la même occasion l'énergie et le temps qu'elle passe à défendre ses confrères. 

"Vénus en Ré"  Christine Brunet, c'est paru aux éditions Gascogne ISBN: 978-2-36666-093-7


Philippe de Riemaecker

Philippe Desterbecq a lu Vénus en Ré
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J'attends toujours avec impatience la sortie du dernier roman de Christine Brunet. "Vénus en Ré" (joli titre et jolie couverture) est son huitième polar et le deuxième dans lequel l'enquêtrice est Gwen Saint-Cyrq, une légiste au look plutôt déjanté : piercings, tatouages. 

Dans ce roman, le lecteur fait plus ample connaissance avec l'héroïne  ce qui n'est pas pour me déplaire. Gwen a eu une enfance difficile, orpheline, à la DASS puis adoptée par une femme qu'elle n'aimera pas ! 

Dans "Convergences", le roman dans lequel elle apparait, le lecteur comprend que même si elle est entrée dans la police, Gwen est loin d'être une oie blanche. 

On la retrouve ici femme de ménage (ce qui cache ses affaires illicites) avant qu'elle ne soit rappelée pour enquêter sur la mort de la fille de son patron. Ici encore, elle joue un peu sur les deux tableaux : celui de la police et celui du "brigandage". 

La fille du commissaire est la septième victime de celui que la presse appelle "l'homme au catogan".

Sous la pression de son chef, le tandem Saint-Cyrq/Signac se reforme. Signac voue une haine sans limite à celle qu'il accuse d'avoir assassiné son frère. 

Ils n'ont toutefois pas le temps : ils devront travailler ensemble ! 

Son enquête emmène Gwen sur l'ile de Ré où d'autres victimes sont découvertes : un gendarme dont l'épouse est une ex de Signac et le petit ami de la fille du commissaire qui vit sous une fausse identité.

Des indices  placés non loin des victimes orientent Gwen dans une certaine direction...

Gwen ne recule devant rien au risque d'y laisser sa peau ! Il faut qu'elle découvre le ou les meurtriers car certains détails lui font penser qu'il y aurait un serial killer et un copycat. 

Une enquête menée tambour battant par une Gwen plus attachante que dans le premier polar qui la met en scène. Une histoire qui se termine de manière à laisser penser qu'il y aura une suite ou en tout cas qu'on retrouvera l'héroïne dans un troisième roman.

Je me trompe, Christine? 

En tout cas, merci de m'avoir permis d'enquêter avec Gwen. Mon cerveau a bien bouillonné, c'est le gage d'un polar réussi.

PS Christine : Aloys/Axelle me manque. Elle revient bientôt ?  

Synopsis de Vénus en Ré
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Forêt Notre-Dame. Une femme nue au pied d’un arbre, enveloppée d’un linceul de feuilles: la septième victime de « l’homme au catogan » ? Sans modus operandi fiable, difficile d’en être certain.

 

 Sous la pression de la hiérarchie, le tandem chaotique Saint-Cyrq/Signac se reforme.

 

Très vite les pistes se multiplient : un seul ou plusieurs assassins ? Un « copy cat » ?

 

Le doute s’instille tandis que le passé trouble des deux enquêteurs remonte à la surface. En embuscade, le meurtrier attend son heure.

 

 

Le piège est prêt...

 


 

 Vénus en Ré : première page...

 

Elle ne peut plus bouger… Son corps ne répond plus comme s’il était déconnecté de son cerveau. Elle veut faire un geste, un tout petit, juste pour se rassurer, mais impossible…

 Un cauchemar, sûrement… forcément… Elle voit ses jambes allongées devant elle, libres de liens. Alors, c’est un cauchemar.

Elle veut hurler, appeler au secours mais comment faire ? Elle sent sa bouche s’ouvrir mais aucun son n’en sort… Un cri ? Un hurlement ? Non, rien… Elle s’époumone dans sa tête…

La seule chose qu’elle sent bien vivant, c’est son cœur qui bat à toute allure, paniqué.

 

Se calmer… Retrouver un peu de lucidité… Penser, réfléchir, raisonner…

 

D’abord son environnement : une cave, probablement, mais dont on a laissé la lumière éclairée, comme pour la rassurer… ou la surveiller. Le sol, bétonné : une dalle vierge, grise, granuleuse et inégale. Elle ne voit pas la porte… peut-être sur le côté mais comme elle ne peut pas tourner la tête… En tout cas, elle est seule, dramatiquement seule.

Les larmes commencent à embuer ses yeux, floutant le maigre décor. Que lui est-il arrivé ? Un effort de mémoire…

 

Elle sirotait une menthe à l’eau sur la terrasse d’un café à Saint-Martin-de-Ré en attendant l’amour de sa vie, Damien.

 

Les sanglots soulèvent sa poitrine, la font hoqueter…

 

Un instant son esprit se brouille à nouveau, noyé dans la détresse et le chagrin.

Un grincement, à gauche, une porte s’ouvre lentement… Elle ne peut pas voir, son cœur s’emballe. Un bruit de pas, des semelles qui écrasent les cailloux de ciment… Elle a peur… On lui passe un sac sur la tête… Elle est aveugle, à présent. Elle veut se débattre, se défendre, s’enfuir mais elle reste immobile, à la merci de l’Autre… D’ailleurs, qui est l’Autre ? Elle n’en sait rien… Il lui remonte la manche du tee-shirt, lui passe un coton froid sur la chair fine. Elle sent une aiguille entrer dans la peau, très lentement, le coton alcoolisé encore (elle sent l’odeur caractéristique du désinfectant) et un sparadrap pour le tenir en place.

Il l’assoit, remonte le sac un tout petit peu, juste pour lui découvrir la bouche qu’il lui ouvre sans effort. Il lui insère un tuyau dans la gorge… Elle veut régurgiter, vomir le plastique mais en est incapable : elle ne peut que subir sa volonté. Elle sent qu’il la penche un peu en arrière tandis que son estomac se remplit de force. Que veut-il ?

Enfin il la rassoit, lui retire le tube, lui essuie la bouche et se relève sans doute : elle ne sent plus son odeur près d’elle, un effluve agréable, douçâtre mêlé à un peu de sueur.

Pas un mot, pas un geste violent, impatient, ou déplacé. Elle est prisonnière, à sa merci, mais il prend soin d’elle. Lentement, elle s’endort, rassasiée, plus paisible…

17/06 - librairie Guivelle
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Sur RTV FM 102.2

Une interview d'Annick Jean pour son émission "Autour du livre" sur RTV FM 102.2 lors de mon passage à l'espace culturel Leclerc de Carpentras ! C'était le 3 juin 2017...

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Dans La Montagne
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Lors de la dernière rencontre dédicace de Christine Brunet à la bibliothèque de Chapdes-Beaufort, ses deux nouveaux opus Convergence et Vénus en Ré, étaient à l'honneur avec une nouvelle héroïne, Gwen Saint Cyrq. Cette dernière, médecin légiste, est originale et a été inspirée à Christine Brunet par sa rencontre avec une infirmière au look décalé.

Dans Convergence, on fait la connaissance de cette héroïne aux prises avec une histoire de policiers disparus dans le Périgord Noir aux environs de Sarlat. Le lecteur plonge dans une ambiance clair-obscur mystérieuse, découvrant les souterrains et les châteaux du secteur. Un travail de documentation très poussé sur la médecine légale a aussi été mené.

Dans Vénus en Ré, l'enquête démarre à Paris avec un tueur en série qui sévit dans la capitale, et se poursuit jusqu'à l'île de Ré dans un rythme haletant du début jusqu'à la fin. Christine Brunet sait raconter et donner envie de lire, tout comme elle aime être surprise dans son écriture, écrivant au fil de la plume sans savoir la fin ; c'est peut-être cette technique qui donne toute sa saveur et son suspense à ses livres.

En bref. Ses nouveaux ouvrages sont disponibles à la bibliothèque de Chapdes-Beaufort.

 

Marie-Ange Nenot

Journaliste

Correspondante du journal "La Montagne"

Paru en décembre 2016
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Lorsque je présente "Vénus en Ré" au Grand Cercle à Eragny en décembre, voilà ce que cela donne... Une rencontre au sommet vue par François... Bravo et merci !

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