Auteur de Polars et de Thrillers
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Sur le blog "Legere imaginare peregrinare"
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Le roman:

Nid de Vipères, premier roman de Christine Brunet, est paru en 2010 aux éditions Chloé des Lys, petite maison belge située à Barry. Le récit à la 3e personne bénéficie d’un rythme soutenu, d’une plume souple, efficace et dynamique; aucun temps mort, aucune digression inutile; ça clash, ça bouscule, ça vous emporte dans un  tourbillon sans fin.

De nombreux dialogues, souvent savoureux, donnent de la vie au roman, une profondeur supplémentaire. Dès la première page, on est plongé dans une ambiance surréaliste, avec des mots simples et percutants, attisant d’emblée la curiosité du lecteur: « Déjà son rêve s’effaçait comme tous les rêves…Il se concentra sur le souvenir lointain, en vain. Il se rassit et agacé, se prit la tête entre les mains et se laissa aller au désespoir de la perte. Peut-être que quelques verres de whisky… » (Page 1).

Les thèmesNid de Vipères est un roman dense qui met en scène diverses situations communes à tout commissariat de grande ville et aborde de nombreux thèmes tels que la corruption politique, l’appât du gain au mépris de la dignité et de la vie humaines, les failles d’un système judiciaire loin d’être parfait, la misogynie envers les femmes de pouvoir ou assumant de hautes fonctions: « Elle sentait les deux derrière moqueurs et savait qu’ils attendaient la faute ou le faux pas. Cette ambiance l’agaçait sans la mettre vraiment mal à l’aise. » (Page 39).

Mais également des thèmes plus intimistes tels que l’amour, la misère, la déchéance sociale ou physique, ce que chacun fait de sa vie, le pardon, proposant une réelle réflexion à propos des choix que nous faisons, quel est notre rôle sur cette terre, pourquoi et comment tendre vers le meilleur même s’il est plus facile de se laisser glisser vers le bas…

L’intrigue:

Nils Sheridan, en mission d’infiltration qui a mal tourné, parvient à échapper à ses tortionnaires qui l’ont laissé pour mort, et se réfugie clandestinement sur le voilier d’une inconnue, la commissaire Aloys Seigner, qui profite de ses dernières semaines de villégiature avant de gagner Paris où elle doit prendre sa nouvelle affectation et relever le difficile défi de remplacer le commissaire Karmann, considéré comme irremplaçable par ses collaborateurs. « Aloys Seigner arrivait là comme un cheveu sur la soupe…Sans doute trop tendre pour un poste pareil, sans connaissance du milieu et même des procédures du service puisqu’elle venait de la PAF, planquée en Polynésie… » (Page 37).

Après avoir fait la connaissance de son passager clandestin, elle lui fait une proposition surprenante: se faire passer pour son ex-mari dont elle a conservé les papiers d’identité, rentrer ensemble à Paris et l’héberger le temps qu’il trouve un job. Dans un premier temps surpris et se demandant ce que cela cache, dans un monde où rien n’est jamais gratuit, mais pas l’entraide, Nils finit par accepter.

Dans quelle nouvelle galère vient de s’embarquer Aloys alors qu’elle doit faire ses preuves en tant que nouvelle commissaire, que son mari vient de la trahir une fois de trop et que sa santé se détériore? Tandis que sa vie privée prend un tour inattendu, enquêtes et interventions la mèneront sur les traces de tueurs redoutables et de trafics honteux où la vie humaine ne pèse pas plus que le poids d’une plume…

Les personnages:

Tous les personnages de cette histoire sont complexes, avec une psychologie parfois déroutante, je pense notamment à Nils pour qui les complexes et les peurs du passé constituent de lourdes chaînes et font obstacle à un épanouissement personnel et sentimental, ou au commissaire Seigner qui, blessée par de nombreuses déceptions de toutes sortes, ne sait plus exprimer ses sentiments, laissant par là échapper une possible rédemption. Les motivations de chacun d’entre eux sont parfois limpides: l’argent, le pouvoir, la suprématie; d’autres sont moins évidentes, mais pour autant issues de profondeurs insondables: l’amour, la loyauté, le soutien, la confiance…

  • Nils Sheridan: médecin, agent infiltré au M16; environ 30 ans; crâne rasé, yeux bleu gris; voix un peu rauque teintée d’un fort accent anglo-saxon; maigre mais musclé, grand et blond.
  • Meyers: chef de Nils au M16.
  • Aloys Seigner: commissaire divisionnaire; grande et mince, des formes élégantes, chevelure ondulée châtain clair tombant sur les épaules, visage agréable, peur bronzée, grands yeux d’un marron très lumineux, lèvres bien ourlées, métissée, très jolie; caractère bien trempé: « Ma place est où je décide qu’elle doit être, le coupa-t-elle. Et si mes méthodes ne vous conviennent pas, vous savez ce qu’on dit: Les flics sont comme les ministres, ils la bouclent ou ils démissionnent. » (Page 38); issue d’une famille très riche; à la fois femme-enfant, et adulte sérieuse et désabusée; a suivi des cours de criminologie à l’université de Boston, puis a travaillé quelques années dans une unité spéciale du FBI spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme.
  • Robert Mangin: médecin légiste.
  • Gilles Karmann: commissaire divisionnaire parti en retraite, prédécesseur d’Aloys.
  • Laurent Bernard: commandant, bras droit d’Aloys; environ 40-45 ans, cheveux teintés de blanc, yeux un peu enfoncés dans les orbites, grand, presque maigre, impression d’être dynamique et clairvoyant, a fait toute sa carrière à la PJ sous les ordres de Karmann.
  • Thomas Marcovici: grand gaillard, chevelure brune coupée en brosse, regard marron très mobile.
  • Didier Benureau: équipier de Bernard; plus petit, la cinquantaine, calvitie bien avancée, dents jaunes des fumeurs; devenu alcoolique après le décès de son fils et le départ de sa femme.
  • Marie Abelanski: lieutenant de police.
  • Karine Villiers: lieutenant de police.
  • Karim Bouajila: lieutenant de police.
  • Daniel Leroux: lieutenant de police.
  • Patrick Brenner: 39 ans, notaire; gamin de l’assistance, élevé par des paysans du Nord de la France; est devenu « un bourgeois hautain et friqué, fringué à la dernière mode ».
  • Carole Brenner: 34 ans, femme de Brenner.
  • Paul Chanteloup: associé de Brenner; 52 ans, divorcé, père de deux enfants.
  • Miriam Leroy (appelée Leroux dans la suite du roman): 41 ans, pas mariée, secrétaire du cabinet de notaires de Brenner et Chanteloup.
  • Antoine Carcérès: né à Alger en 1930, veuf, sans enfant; frère de l’ex-femme de Chanteloup, retraité des postes ou de la SNCF.
  • Nicole Chanteloup: ex-femme de Chanteloup de dix ans sa cadette; ont divorcé à cause des nombreuses infidélités de Nicole; soeur de Carcérès.
  • Marie-Claire Seigner: mère d’Aloys; environ 50 ans; grande et distinguée, très élégante; cheveux mi-long teints en blond, grands yeux verts, petit nez retroussé, peau du visage un peu trop lisse, du charme et de la prestance;  collectionne les amants.
  • Alain Tasma: directeur de la police.
  • Verpillat: préfet de Paris.
  • Rothenberg: chef de cabinet du ministre de l’Intérieur.

Le contexte: 

Afin de donner une réelle crédibilité au roman, la commissaire ne travaille pas exclusivement sur le crime principal de l’histoire, mais conjointement sur différentes affaires criminelles, comme ce serait le cas dans la réalité, surtout que l’action se situe à Paris. Du coup, le lecteur assiste in situ à la vie du commissariat comme s’il lisait une chronique de journal: « A côté de cette affaire, le service ne chômait pas: suicides, meurtres, cambriolages, agressions, disparitions ponctuaient le quotidien sans répit ». (Page 58). Notamment l’intervention lors d’une bagarre de rue particulièrement bien mise en scène mais qui n’a aucun rapport avec l’histoire à proprement parler: « Sa carte à la main, elle dépassa plusieurs policiers à l’abri derrière leur véhicule de service puis s’avança vers le théâtre des faits: deux cadavres gisaient sur l’asphalte dans une mare de sang. A côté, un SAMU, deux ambulances et une camionnette des pompiers, gyrophares allumés. » (Page 70). L’affaire Brenner n’étant qu’un petit supplément…

 

Mon avis:

Pour son premier roman, Christine Brunet a placé la barre très haut: une intrigue complexe où se mêlent éléments de l’enquête principale, les nombreuses autres affaires sur lesquelles la commissaire Seigner et son équiper enquêtent; les fils des différentes trames courent au sein de l’histoire comme des tentacules toujours plus invasives; mais également les vies privées des personnages principaux et les problèmes auxquels ils sont confrontés. De quoi se perdre pour un auteur non averti, ce qui visiblement n’est pas le cas de Christine.

Ne pas oublier l’agent Sheridan et sa mission d’infiltration, certes mise en sourdine pendant les trois quarts du roman, mais qui revient à la fin. Je ne vous en dirai bien entendu pas une syllabe de plus…Force m’est de signaler, dans un souci d’honnêteté et de respect envers l’auteur, de petites erreurs dans les détails, notamment la secrétaire de Chanteloup qui change miraculeusement de nom en cours d’histoire; où le salutaire coup de téléphone du légiste capable de transmettre les résultats d’autopsie de cadavres non encore découverts…

Sa plume est acérée, aussi nette et précise qu’un scalpel bien aiguisé. Elle va au fond des choses, elle triture l’abcès jusqu’à le faire crever et que se répande le liquide purulent qu’il renfermait. Ses personnages sont torturés à souhait, engoncés dans une gangue de sentiments contradictoires, de peurs, de fantasmes aussi. En tout cas, ils posent question à nous pauvres lecteurs embarqués dans cette périlleuse aventure pour notre plus grand bonheur !!!

Citation:

« C’est si facile de se dire qu’on n’est pas coupable, que c’est les autres. Des victimes de la société hein! Normal. Et toi, tu fais quoi pour changer ta galère? Tu tues, tu rackettes, tu casses du flic, tu deales…Pense plutôt aux deux mômes qui sont morts par ta faute et celle de tes copains! » (Pages 73-74).

 

Cathie Louvet

Legere imaginare peregrinare

18/10/2017

Maryline Marnas a chroniqué "Nid de vipères"
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20 janvier 2017


 Résumé de l'éditeur :

Un homme qui parvient à échapper à ses tortionnaires. Son nom, Nils Sheridan. Une femme, commissaire divisionnaire, Aloys Seigner, en vadrouille à Hawaï et qui accepte de l'aider. Elle le ramène dans ses bagages à Paris où elle prend de nouvelles fonctions. Première journée et première affaire... un double meurtre maquillé en suicide et la découverte dans le sang des victimes d'une drogue inconnue. D'ailleurs, qui était vraiment le couple de bourgeois d'un abord franc et sans aspérité ? Les questions s'enchaînent comme d'ailleurs les victimes de cette substance mortelle qui rend fou ses adeptes. Des débuts de pistes, beaucoup de questions et des réponses qui tardent à venir alors que la DGSE s'en mêle. Soudain tout se précipite et tout s'enchaîne : la maladie d'Aloys, le jeu malsain de Nils, l'attitude équivoque de son frère (patron de la DGSE), la découverte d'un meurtre programmé à l'autre bout du monde en lien direct avec les premières victimes. Habilement manipulée, le commissaire n'a plus le choix : elle part pour tenter d'enrailler la machine, et empêcher le crime. Le piège se referme alors... sur elle.

 

 

 

Mon avis :

Encore une réussite pour Christine Brunet! Après avoir lu "Convergences" et "Dégâts collatéraux", me voici avec celui-ci qui a été écrit avant. Je ne lis pas dans l'ordre mais ce n'est pas grave. 

On retrouve ici Aloys quelques temps avant ses aventures dans "Dégâts collatéraux". Et même si ces deux livres peuvent se lire séparément car ce sont deux enquêtes différentes, je suis contente de découvrir les personnages sous un autre angle. En effet, J'ai beaucoup aimé Nils dans "Dégâts collatéraux", il m'avait attendri, mais alors là, je l'ai détesté presque tout le long de l'histoire! Quant à Aloys, ce roman m'a permis de comprendre un peu mieux sa façon d'être dans la suite. Elle était un peu trop sûre d'elle, alors qu'en fait, ça s'explique par son passé, elle s'est "blindée". Elle est bien entouré et elle ne sait pas trop remercier mais c'est son caractère finalement, il faut la prendre comme cela!

Nils est un vrai macho dans cette histoire, le genre de mec que je n'apprécie pas du tout! Par contre, c'est un vrai professionnel, il est très bon dans son domaine et, associé à Aloys, le duo est parfait!

Encore une histoire complètement folle où l'on voyage partout, on suit les péripéties de cette famille Seigner et des services secrets associés. Parfois un peu tordue, l'intrigue dévoile le suspense à chaque page et le lecteur ne peut que tourner les pages pour comprendre ce qu'il se passe réellement!

 

En bref, encore un excellent thriller de la part de l'auteur, une héroïne un peu spéciale et trop parfaite, une histoire d'amour chaotique, mais un final... grandiose! Qui donne envie de lire la suite. Pour finir, je vous conseillerais de commencer par "Nid de vipères" pour ensuite continuer avec "Dégâts collatéraux".

Jeanne R. a lu Nid de vipères
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D'ordinaire peu familière de ce genre de littérature, je n'ai pourtant pas quitté des mains le livre de Christine Brunet "Nid de vipères", au titre que ne va pas sans rappeler celui de François Mauriac, certes à un mot près s'entend… Quoique l'un se trouve aussi éloigné de l'autre que le feu de la glace ; le nœud, dans ce polar à La Brunet, étant les informations additionnées sous couvert d'investigations, et tellement de rebondissements et de tangages qu'à chaque page nous sommes pris au dépourvu.

Il y a beaucoup d'ingrédients dans ce roman policier comme autant d’acquiescements, roman dans lequel même les cocktails au champagne ont le goût de l'étrange à défaut d'un excès d'exotisme. Outre que le mal appartient au genre masculin, dire que les mâles ici n'ont pas vraiment le beau rôle relève de la litote.


Personnage principal à facettes : Aloys ou Alie.

Aloys : "femme flic/femme d'affaires", nous dirait sa fiche de police ;

Alie : jeune femme perdue et nantie de très bonne famille en lutte avec le mal sous toutes ses formes - à l'extérieur et à l'intérieur - puisqu'elle est condamnée, condamnée à souffrir.

Oui, Aloys, un nom donné (qui déjà nous parle par ailleurs) à une femme légèrement américanisée que la vie a brisée jusque dans son corps mais celle-ci, au top de sa carrière de "limier", enquête comme personne. Du coup, n’ayant rien à perdre, rien ne lui fait peur.  Cette jusqu’au-boutiste n'a d'existence propre que dans l'action grâce aux intrigues, lesquelles se voient nouées et dénouées d'abord au cœur d'un Paris interlope que l'on n'a guère envie d'approcher. On fait également un tour dans certaines îles… oh pas les plus paradisiaques au regard des occurrences mais, pour l’une d’entre elles, plutôt proche de celle du docteur Moreau de H.G. Welles... Est-ce pour cela que ce polar aurait sa place au cinéma, selon moi ?


En résumé, ce "Nid de vipères" se situe bel et bien dans un panier de crabes. Et pour cause ! Le crabe aura-t-il raison de la belle héroïne au tempérament héroïque ? Bon chut, le suspens doit perdurer au-delà des simples mots d'une lectrice alors, à l’instar d'Aloys, cultivons le secret !



Jeanne R.

Lyon, le 9 mai 2016

Auteur de "A l'ombre des désirs",

jeannerromanciere.hautetfort.com

Nid de vipères en chronique sur ZONELIVRE.FR
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Parution aux éditions Chloé des Lys en avril 2011

Un homme qui parvient à échapper à ses tortionnaires. Son nom, Nils Sheridan.

Une femme, commissaire divisionnaire, Aloys Seigner, en vadrouille à Hawaï et qui accepte de l’aider. Elle le ramène dans ses bagages à Paris où elle prend de nouvelles fonctions.

Première journée et première affaire… un double meurtre maquillé en suicide et la découverte dans le sang des victimes d’une drogue inconnue. D’ailleurs, qui était vraiment le couple de bourgeois d’un abord franc et sans aspérité ? Les questions s’enchaînent comme d’ailleurs les victimes de cette substance mortelle qui rend fou ses adeptes. Des débuts de pistes, beaucoup de questions et des réponses qui tardent à venir alors que la DGSE s’en mêle.

Soudain tout se précipite et tout s’enchaîne : la maladie d’Aloys, le jeu malsain de Nils, l’attitude équivoque de son frère (patron de la DGSE), la découverte d’un meurtre programmé à l’autre bout du monde en lien direct avec les premières victimes.

Habilement manipulée, le commissaire n’a plus le choix : elle part pour tenter d’enrailler la machine, et empêcher le crime. Le piège se referme alors… sur elle.

(Source : Editeur)

L’AVIS

Un savant totalement fou, un virus qui tue aussi sûr que la cigarette que vous fumez le fera un jour, des voyages à travers le monde (La Polynésie, Hong-Kong, Malte, La Birmanie…), c’est le cocktail que nous propose Christine Brunet dans Nid de vipères. Et quel cocktail ! Explosif pourrait sembler exagéré et pourtant, c’est bien à ça que vous devez vous attendre lorsque vous ouvrirez le livre et que vous plongerez dans cet univers de dingues. D’ailleurs, prenez une bonne dose de tisane avant de commencer, parce que c’est une poussée d’adrénaline extraordinaire qui vous attend.

Pages après pages, vous ferez la connaissance d’Aloys Seigner, commissaire divisionnaire à Paris, qui se retrouve confrontée à une série de meurtres pour le moins curieux. Aloys, femme complexe et souvent torturée, faible et forte à la fois mais surtout une femme combattive qui se bat non seulement contre un cinglé mais aussi contre une maladie. Un personnage comme je les aime, et auquel je me suis irrémédiablement attachée. Vous ferez également la connaissance de son binôme au sein de l’enquête, NIls Sheridan, agent du gouvernement. L’archétype du mec lunatique à souhaits, tantôt énervant comme pas deux et à qui on a envie de coller des baffes, tantôt attachant parce qu’au fond, il n’est qu’un être humain qui a parfois du mal à se maîtriser face aux femmes et à certaines situations.

Tout au long de l’enquête, menée tambour battant et pleine de rebondissements à chaque page, mais dont je ne révèlerai rien pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs, c’est surtout la dimension profondément humaine qui m’a le plus touchée et accrochée. Les deux ambiances (humanité versus ignominies) font que l’on devient vite impatient de connaître la suite ; vous pensiez trouver un peu de temps morts ? Eh bien c’est raté, ça repart de plus belle et pas forcément dans la direction que l’on croit. Et lorsqu’on doit quitter ces personnages diamétralement opposés, la seule envie qui nous taraude est de laisser de côté tout ce qu’on peut avoir à faire au quotidien et reprendre la lecture. S’enfermer dans une pièce avec le livre à double tour ? Pourquoi pas, c’est une solution qui m’aurait bien aidée !

Christine Brunet signe un polar/thriller très bien documentée, qui avance à 2000 à l’heure, et qui ne vous laissera souffler qu’à la fin. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire ce roman, édité chez Chloé du Lys, je ne peux que vous conseiller de vous immerger dans l’univers de cette auteure qui vaut vraiment le détour. J’ai d’ailleurs hâte de lire la suite et de retrouver ces deux personnages que sont Aloys et Nils, ce qui ne saurait tarder !

Merci à Christine Brunet pour cette belle découverte, mon premier coup de coeur pour 2012.


L'interview

1. Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Bac A5, trois langues vivantes, anglais, allemand et russe. Prépa Normale Sup, Maîtrise de Russe, AEP de tchèque… Magistère en négociation internationale, spé arabe, puis j’ai quitté le sud de la France pour Le Creusot (Saône-et-Loire) et deux ans plus tard, Preston (UK). J’habite actuellement en Auvergne, dans les Combrailles, à Chapdes-Beaufort (63).

Je suis désormais l’une des administratrices des Editions Chloé des lys (je m’occupe des nouveaux arrivants, les aiguille, les aide et m’occupe, autant que possible, de la promo après référencement.)
Je suis également la rédactrice en chef de la petite revue littéraire éditée par Chloé des lys (Les petits papiers de Chloé) et la présentatrice peu aguerrie de l’émission culturelle mensuelle de TV sur le net ‘Actu TV’ (www.bandbsa.be/contes.htm) également sponsorisée par Chloé des lys.

Je tiens deux blogs, www.passion-creatrice.com où j’interviewe des artistes de tous horizons et où je poste, de temps à autre, des fiches de lecture de bouquins qui m’ont emmenée quelque part.
Et il y a aussi le blog aloys…. www.aloys.me, un blog qui n’a rien à voir avec mon héroïne (même si je lui ai donné ce nom à cause d’elle), mais qui est devenu le blog des auteurs de Chloé des lys où ils postent des nouvelles, des présentations, des extraits, des poèmes…

2. Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

J’ai toujours écrit, c’est l’un des avantages de mon parcours. Mais je ne me suis lancée vraiment qu’à Preston : mon mari était souvent aux States, et la pluie aidant, j’ai pris un stylo… et j’ai écrit de la SF. Je n’ai jamais tenté de faire publier ces histoires mais en décidant d’écrire des polars quelques années plus tard, je me suis laissée convaincre par mon entourage. Bien m’en a pris…

3. Quel est votre « modus operandi » d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

J’écris au fil de la plume. En fait, j’écris comme j’aime lire : si je connais le coupable avant la fin, je m’ennuie… et si je m’ennuie, je crois que les lecteurs ne peuvent que s’ennuyer !

J’ai besoin de surprises, de rebondissements, de frénésie, d’enthousiasme… Où serait l’intérêt, pour moi, de concevoir une trame, de connaître le coupable au début et de me contenter de boucher des cases ! Non, impossible !
Je vis avec mes personnages 24h /24… Ils sont dans une mauvaises passe, je suis de mauvaise humeur… Ils vivent leurs aventures à cent à l’heure, j’écris à cent à l’heure ! Je ne fais que tenter de les suivre et de raconter ce que je découvre avec eux.
Mais curieusement, je ne m’identifie à aucun d’eux… (beaucoup me posent la question !) d’ailleurs, considérant ce que vit Aloys, je n’ai aucune envie de lui ressembler ou même de vivre sa vie… Je l’admire, peut-être… En fait, j’en sais trop rien. Elle serait comme une amie que je vois évoluer, souffrir, grandir…

Nid de vipères n’est que le premier opus d’une série d’enquêtes dont elle est, aux côtés de Sheridan, l’une des héroïnes… Sept, en fait. (Dégâts collatéraux et Le Dragon bleu déjà édités chez De Pierregord), E16 prévu en 2013, Non nobis domine accepté par le comité de lecture, puis deux autres, également écrits dont le premier est en cours de lecture chez mon éditeur. Mais ensuite, Aloys et Sheridan laissent la place à de nouveaux héros quelques peu différents… Ce sont eux qui, en ce moment, m’accaparent.

Euh… Mon rythme de travail ?? C’est 5 à 6 mois de documentation poussée et deux mois d’écriture frénétique.

4. Y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspirée ?

Non, c’est très clair, du moins dans Nid de vipères. Mes personnages surgissent d’un méli-mélo de rencontres, je suppose. Ils s’étoffent au fils des épisodes. C’est très bien comme ça ! En revanche, j’ancre toujours mes romans dans la réalité en faisant partir l’enquête d’un fait divers réel.

5. Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Non. J’ai eu beaucoup de chance.

J’ai tenté, comme tous les débutants dans le monde de l’édition je suppose, 4 ou 5 gros éditeurs, sans vraiment y croire ; puis j’ai fait un tri drastique… Deux éditeurs semblaient sortir du lot pour leur démarche éditoriale : Chloé des lys, en Belgique et De Pierregord, en France.
Le second, en apparence plus tourné vers l’historique et le contemporain, j’ai décidé d’envoyer Nid de vipères à Chloé des lys. Six mois plus tard, sans nouvelles, j’ai envoyé Dégâts collatéraux à De Pierregord. Les deux éditeurs (qui lisent tous les manuscrits qu’ils reçoivent !) m’ont répondu positivement à 15 jours d’intervalle… et les deux opus sont également parus presqu’en même temps.

6. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Oh oui… Des lecteurs fidèles se déplacent de loin pour venir me faire dédicacer un livre, ce qui ne cesse de m’étonner… Les gens sont vraiment enthousiastes : c’est un tel plaisir de parler avec eux de mes personnages, de partager mes histoires et mon univers !
A la sortie du premier, certains lecteurs m’accrochaient dans la rue pour s’indigner de l’épilogue de Nid de vipères ! Un autre m’a envoyé un mail m’annonçant qu’il avait lu le livre dans la nuit, s’était endormi au petit matin… et ne s’était pas levé pour aller bosser (sic!). Mon site regorge de petits mots franchement très sympathiques et de posts d’auteurs... et de lecteurs qui m’ont fait l’honneur d’écrire quelques fiches de lectures qui me font rougir… de plaisir ou de confusion.
Je ne les remercierai jamais assez !

7. Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) ?

Les voyages ! Comme l’écriture, il s’agit d’une véritable addiction. D’ailleurs, dans mes romans, je ne décris que des endroits que je connais bien, une autre façon d’emmener mes lecteurs vers d’autres horizons.

8. A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

Ma facette cachée, c’est mon imaginaire… ce monde qui n’appartient qu’à moi et que je ne dévoile que par bribes à mes lecteurs…

9. Quels sont vos projets ?

Un autre voyage, et un autre livre, bien sûr !… J’en termine un en ce moment, je suis sur les charbons ardents, j’ai envie de connaître la fin.

10. Quels sont vos coups de coeur littéraires ?

Pour moi, les coups de cœur sont les livres et les auteurs qui ont façonné mon imaginaire…

Beaucoup datent, donc, mais ce sont des textes que j’ai relus des dizaines de fois… ils restent mes références : Le Comte de Monte-Cristo, Les trois mousquetaires, Le seigneur des anneaux, Voyage au centre de la Terre, La mare au diable, Faust, Les Misérables, Manon Lescaut, Le Rouge et le Noir, etc. (Il y a eu tous les Arsène Lupin, les Sherlock Holmes, les Jacques Rogy lorsque j’étais enfant, les Perry Rhodan aussi). Dans la littérature plus contemporaine, comme je ne lis pas de roman policier (ou vraiment très peu), je me tourne plus facilement vers l’heroïc fantasy et la SF.

11. Avez-vous un site internet ou un blog où vos lecteurs peuvent laisser des messages ?

J’ai, en effet, un site auteur www.christine-brunet.com doté d’un livre d’or et d’un formulaire contact. Mes lecteurs peuvent également me contacter via mon mail perso… Je réponds toujours avec beaucoup de plaisir !

Merci à Christine Brunet de nous avoir accordé cette interview (Parution sur le site le 24 janvier 2012)

ZONELIVRE.FR  LAURE DOE

 http://polar.zonelivre.fr/christine-brunet-nid-de-viperes/

Nicole de Bodt chronique Nid de vipères dans son blog "Vanina du château"
Vign_vanina

25 août 2014

http://www.vaninaduchateau.be/

 

Biographie

Née dans le sud de la France, elle passe toute son enfance à Aubagne, patrie de Marcel Pagnol. Passionnée de langues, elle poursuit alors des études de tchèque qui l’amènent à Prague puis au Caire pour apprivoiser la langue arabe.

Elle part en Bourgogne puis en Grande-Bretagne et en Auvergne avant de retrouver son sud natal. Grande voyageuse, elle parcourt le monde. 

De Madagascar au Ladakh, du delta de l’Orénoque au Gobi…, elle exerce son esprit critique et son sens du partage.

Rédactrice en chef de la revue littéraire « Les petits papiers de Chloé », également présentatrice de l’émission culturelle mensuelle ACU TV, elle poursuit sans relâche son travail d’écriture. 

Nid de vipères est son premier thriller, il est suivi de Dégâts collatéraux, Le Dragon bleu, E16, Non nobis domine et le sixième sorti en 2014 Poker menteur.

 

Mon aventure

 

Je viens de terminer la lecture de « Nid de Vipères ». Le thriller est un genre qui ne m’est pas familier. Ma motivation est de mieux connaître l’auteure au travers de ses romans. J’ai donc décidé de commencer par le premier. Dès les premières pages, je suis conquise. Une charmante jeune dame à la fois forte et fragile accapare toute mon attention. Elle se prénomme Aloys. À travers son personnage, je m’interroge, je m’inquiète, je m’enthousiasme, j’aime. Elle sauve, Nils, un homme étrange. Il me désarçonne souvent et me déçoit. Pauvre Aloys ! Elle, commissaire de police ; lui, espion. Deux êtres torturés que tout rapproche et éloigne à la fois.

Ensemble, ils évoluent dans un univers et des contrées qui me sont totalement étrangers. Je pénètre dans l’histoire par l’ignorance. Au travers de plusieurs affaires menées de mains de maître et un combat contre la maladie, Aloys me fascine. Je lis, j’essaie de comprendre, je veux en savoir plus sur ce monde où se mêlent suspens et manipulations. Je m’interroge sur les motivations qui poussent des personnes comme Aloys et Nils à jouer constamment à pile ou face avec leur vie. Comment Christine Brunet a-t-elle pu imaginer une telle histoire ? C’est une question qui me revient tout au long de ma lecture. Je suis totalement admirative devant la performance. 

L’écriture est simple, la lecture aisée. Je me laisse emportée par les descriptions, les émotions fortes, les moments intimes, les dialogues. Au fil des pages, j’épingle des passages :

« La gorge serrée, les mains moites, elle avançait sans précipitation, les traits détendus, soucieuse de ne pas montrer sa frayeur »

« Aloys regarda le corps du forcené s’effondrer devant elle dans une sorte d’état second » le crâne avait explosé, sans doute sous l’impact d’une balle creuse, projetant sur le mur et le sol une bouillie de sang, d’os et de cervelle »

« Allez, courage ! fit le chirurgien… Elle observa la porte un moment après leur départ, effleura son ventre avec une grimace, puis serra les dents. »

« Qu’est-ce qu’on lui faisait encore ? … Il frissonna d’inquiétude puis serra les dents : il devenait trop tendre… »

« Il perdit connaissance un moment… elle n’était pas venue… Elle avait dû flairer le piège ou bien le cherchait-elle encore… la bouche était à présent obstruée… Le nez… plus une goutte d’air… Au moins, elle était sauve et il n’aurait pas à la trahir… »

Et bien d’autres…

 

Mon appréciation

Un livre qu’on n’oublie pas, construit autour de deux personnages humains et captivants, une chute incroyable reçue comme une douche froide, un sentiment de manque et finalement … un espoir : et si…, si la réponse se trouvait dans le deuxième thriller de Christine Brunet « Dégâts collatéraux » ?

Nicole De Bodt

http://www.vaninaduchateau.be/archives/2014/08/25/30470686.html

© août 2014
Chronique sur CARNET DE LECTURE
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06 mai 2014

NID DE VIPERES – CHRISTINE BRUNET

Carnet de lecture

A peine arrivée dans sa nouvelle affectation de Paris, la commissaire divisionnaire Aloys Seigner est confrontée à une série de meurtres visiblement liés entre eux. Mais ce qui commence comme une enquête de routine va rapidement dévoiler des ramifications internationales et insoupçonnées. Et les problèmes ne font que commencer car c’est sans compter cet étrange et bel inconnu qui s’installe dans sa vie…

Je lis de nombreux premiers romans parce que j’aime assister à l’émergence d’une plume et suivre son évolution au fil des publications. C’est cette logique qui m’a amenée à lire Nid de vipères, le premier titre de Christine Brunet devenue, entre temps, une auteure reconnue pour ses romans policiers toujours bien ficelés. Et celui-ci n’échappe pas à la règle, laissant deviner un talent déjà bien maîtrisé et qui ne pourra que se bonifier avec la pratique.

Dès les premières pages, le personnage d’Aloys est entouré de secrets et de mystères. Le fait qu’elle se dévoile peu la rend difficile à cerner mais attise aussi notre curiosité de lecteur. Les raisons qui la poussent à aider Nils Sheridan sont ainsi très floues et ne nous seront dévoilées qu’au compte-goutte. D’ailleurs, ce roman est l’occasion d’une première rencontre avec ce médecin et agent infiltré au MI6, que nous retrouverons dans d’autres livres de l’auteure.

Un thriller dense, qui ne nous laisse pas une minute de répit et qui confronte les personnages à un très grand nombre de situations totalement différentes. De la Polynésie française à Honk Kong en passant par Paris, le rythme est effréné et les surprises se multiplient. Seuls les passages autour de l’amour naissant entre Nils et Aloys nous autorisent un peu de calme, quoique les « amoureux » multiplient les incompréhensions.

Un très bon policier qui mêle enquête et vie privée, qui pourrait tout à fait être transposé à l’écran sous la forme d’une série policière tellement il est riche. Pour finir par une chute pour le moins étonnante, que l’on n’imagine pas une seconde.


Remerciement à l’auteure pour cette lecture.

Nid de vipères – Christine Brunet – Editions Chloé des Lys – 2011

 

Une critique de Nid de vipères dans Parfums de livres !
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JEUDI 30 JUIN 2011

Nid de vipères de Christine Brunet


ISBN: 9782874595318
Date: mars 2011
Pages: 485
Prix: 27,90€

Quatrième de couverture:

(…) Deux bruits de pas, donc deux personnes... Ils emportaient le corps... Une voix féminine chinoise, quelques ordres rapides, des bruits métalliques... Peut-être des instruments chirurgicaux... Qu'est-ce qu'on lui faisait, encore ? Pourquoi ne l'amenait-on pas dans un hôpital digne de ce nom ? Il frissonna d’inquiétude puis serra les dents : il devenait trop tendre… Un sentiment qui n’avait pas lieu d’être, surtout avec cette fille et dans sa propre situation… Et les minutes passèrent... L'électrocardiogramme était toujours aussi dramatique dans un environnement à présent silencieux. (…)
*
Oscillant entre thriller et polar, Nid de vipères plonge le lecteur dans un univers où la vie se joue souvent à pile ou face et où intrigues et manipulations sont le lot quotidien.
L’auteur nous livre ici un roman efficace, riche en rebondissements…

Le résumé de l'éditeur:

Le commissaire divisionnaire Aloys Seigner, nouvelle nommée à la tête de la police judiciaire de Paris, est confrontée à une série de meurtres curieux qui l'entraîne sur les traces d'un psychopathe eugéniste et d'une substance capable de modifier la chaîne ADN humaine.

Je suis fan!!!

J'avais terminé Dégâts collatéraux très enthousiaste et bien ce deuxième roman (qui en fait est le premier car c'est celui qui pose les personnages) est tout aussi agréable à lire.
On assiste à la rencontre entre Aloys Seigner et Nils Shéridan: une rencontre très "spéciale". Notre héroïne est toujours aussi intrépide et "incassable". Aloys," Alie", a le chic pour se trouver où il ne faut pas quand il ne faut pas. Tous veulent sa peau car elle est doté d'un instinct très développé qui la met sur la piste de dangereux secrets et étant commissaire divisionnaire, elle est La femme à abattre!

Entre Paris et Hong Kong, Christine Brunet nous transporte dans un univers mafieux, dangereux où personne n'est fiable et où tous cachent de drôles de secrets! La passion entre les deux héros est tout aussi mouvementée que leur vie respective, arriveront-ils un jour à se poser? Rien n'est moins sûr.

Christine Brunet signe là encore un policier/thriller très documenté qui va à mille à l'heure. On ne souffle qu'au point final et encore.... C'est du pur bonheur! Pour moi, une auteure à découvrir au plus vite: dans ses romans, pas de temps mort, il se passe quelque chose à chaque page. Vous pensez que l'action va se calmer un peu? Que nenni! Ça repart de plus belle, pour notre plus grand plaisir.
Vivement la suite...

Merci à Christine Brunet pour cette délicieuse découverte.

Parfums de livres

Limaginaria a lu Nid de vipères
Vign_Limagania

Nid de Vipères, de Christine Brunet (one shot, éditions Chloé des Lys)

https://limaginaria.wordpress.com/2014/04/28/nid-de-viperes-de-christine-brunet/

Aloys Seigner est une jeune femme brillante, ambitieuse, et très forte. Lorsqu’elle est mutée au 36 Quai des Orfèvres, elle est loin de se douter de ce qui l’attend. Entre des meurtres sans suspect, un homme surgit de nul part aux desseins des plus mystérieux, et ses problèmes personnels, la jeune femme aura fort à faire.
Et si en plus ses jours sont comptés… cela ne change finalement rien à la donne.

Nid de vipères est le premier thriller de Christine Brunet. Présenté comme tel, l’ouvrage lorgne parfois du côté du fantastique grâce à des éléments scientifiques. C’est la raison pour laquelle j’en parle ici.
De ma lecture, je retiens le rythme rapide, orchestré par des chapitres courts et toujours riches en rebondissements. L’auteur a glissé beaucoup d’action dans son titre, lui donnant ainsi une épaisseur allant crescendo. Ce qui est sûr, c’est qu’avec Nid de vipères, on ne s’ennuie pas. Le roman est si dynamique qu’il m’a complètement happée, emportée avec lui jusqu’à la dernière ligne qui m’a soufflée, si je puis dire.
Je retiens également les personnages. Si ceux-ci ne sont pas tous attachants, ils ont au moins le mérite d’être forts et variés. Je n’ai pas aimé Nils, trop versatile, je ne savais pas non plus sur quel pied danser avec lui. Pour cette raison je ne pouvais pas en vouloir à Aloys de ne pas savoir non plus que faire à son sujet. Après tout en tant que lectrice, j’en savais plus qu’elle sur la personnalité de l’agent, mais même ainsi je n’ai pas su me faire une opinion positive, le jugeant fourbe et peu fiable. Aloys, en revanche, m’a totalement scotchée. C’est une héroïne féminine explosive, l’une de celles que l’on n’oublie pas. Si son caractère est parfois un peu poussé à l’extrême, et que le destin est incroyablement arrangeant avec elle, j’ai apprécié avoir affaire à une femme flic de cette trempe. Je crois que Christine Brunet a mis beaucoup de coeur dans ce personnage et cela est communicatif. Bref, je crois que j’ai apprécié Aloys autant que j’ai détesté Nils. Je ne suis pourtant pas du genre féministe, mais cette héroïne poignante m’a convaincue, émue du début à la fin. Quand je ne la comprenais pas, elle avait toujours une bonne raison. Quand je la trouvais trop sèche ou trop dure, elle avait aussi une raison.
Néanmoins, je retiens aussi quelques écueils qui ont à mon sens un peu moins fonctionné. Mais cela reste personnel. Comme je l’ai dit plus haut le destin est souvent très arrangeant avec les protagonistes. Ces derniers sont aussi parfois très conciliants. J’ai trouvé ça "gros" qu’Aloys puisse trouver un inconnu caché dans son bateau et l’accueillir sans poser de question, le ramener chez elle, enfreindre la loi pour de faux papiers et même lui donner 1000 euros. Toujours sans poser de questions (ou presque, mais même cela m’a semblé un peu trop gros étant donné qu’à la toute base les personnages sont des inconnus l’un pour l’autre).
L’aspect fantastique du livre reste en surface. L’auteur m’a présenté l’ouvrage comme un thriller fantastique, mais j’ai surtout vu l’aspect thriller et moins le côté fantastique. Chacun est libre d’interpréter à sa guise les différents phénomènes racontés dans le roman et les trouveras plus ou moins fantastiques.
Pour ma part, j’ai apprécié l’idée (pourtant peu nouvelle) d’expérience scientifique hasardeuse. Et j’ai bien aimé son imbrication dans le scénario global. Toutefois la chose aurait peut-être mérité d’être un peu plus poussée pour véritablement prendre le parti d’aller dans le domaine fantastique. Peut-être que l’auteur a justement craint de s’éloigner trop du thriller au profit d’un énième ouvrage fantastique dans lequel on nous raconte une enquête ?
Autre détail qui m’a plu et que je tiens à souligner car c’est assez rare : le fait que l’histoire se déroule pour une bonne partie en France. Certes nous visitons aussi quelques villes étrangères mais le plus gros de l’intrigue se passe en France, à Paris. Rares sont les auteurs de thriller à faire ce choix, préférant généralement les pays anglo-saxons, et cela me fait toujours plaisir de voir que de bonnes histoires peuvent aussi se passer dans l’hexagone.
Nid de vipères est un ouvrage complexe où la plume rythmée de l’auteur se mêle à la profondeur émouvante d’une enquête que vous n’oublierez pas de si tôt.


Pour qui : Les lecteurs fans d’aventures profondes, complexes, et qui n’aiment pas s’ennuyer !

Les + : Une écriture fluide, rapide, centrée sur l’action et qui vous transporte dès la première ligne. Des personnages aux psychologies très différentes et crédibles. Une enquête complexe dont le scénario est très carré, très pro. Une connaissance de la police française exemplaire. Une histoire dont une grande partie se passe en France.

Les – : Le destin parfois trop arrangeant, certaines actions des personnages qui ne sont pas toujours très réalistes, et, petit fait comique, les personnages (surtout Aloys) passent un nombre incalculable de fois sous la douche. Je ne sais pas si c’est parce que l’auteur nous le dit ou si c’est parce qu’elle en prend au moins 2 par jour que cela m’a sauté aux yeux mais… Ce n’est pas très écolo toutes ces douches !

Edmée de Xhavée a lu Nid de vipères !
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Edmée De Xhavée
 
Nid de vipères de Christine Brunet

 

Waou ! J’en suis encore haletante et décoiffée ! J’ai ce livre depuis sa sortie. Ce qui fait qu’il me tient compagnie depuis plus de deux ans. Mais pour une raison ou l’autre je ne l’avais même pas commencé. Il faut dire que ce n’est pas du tout le genre de livre que je lis pour le moment, sans critique envers le genre, c’est juste que comme tout le monde j’ai mes préférences. Qu’on peut aussi appeler « habitudes »…

Mais il est bon de parfois mettre le nez ailleurs que dans ses affaires habituelles ! Et je ne l’ai pas regretté car pas de risque que ce livre m’endorme au lit… au contraire ! C’était un peu comme boire un espresso bien tassé à chaque fois…


Extrêmement documenté semble-t-il – Christine doit être devenue une experte en mafias mondiales, en armes, en plongée, en traitements médicaux, en laboratoires de drogues, en trafics, en combines, en contrats de tueurs à gages, en combats, le tout dans des lieux très différents et parfois sophistiqués. On fait même des incursions dans de vieilles demeures familiales aux traditions immuables. Une mosaique très complète pour une aventure – car l’héroïne initiale, Aloys, n’en est pas à sa dernière, pas plus que son comparse Nils Sheridan – découpée en images très réalistes et allant des souffrances les plus violentes aux sentiments les plus confus et tendres.

 

Et… les apparences ne sont jamais autre chose que trompeuses ! Christine Brunet a l’art de cacher des images derrière les images, d’alterner le chaud et le froid (très chaud et très froid), de faire sans cesse rebondir l’aventure – faite de bien des missions périlleuses où on meurt beaucoup et jamais dans son lit. Et puis… qui donc sont Aloys et Nils ? Qui sont-ils vraiment ? Increvables en tout cas, c’est indéniable, pour notre plus grand plaisir puisqu’ils opèrent à présent dans d’autres volumes de cette série que l’on espère … neverending comme ses héros.

 
485 pages de toute allure, un vrai bonheur !

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================== Qui est Edmée de Xhavée ?

Elle est auteur, publiée aux Editions Chloé des lys, avec deux romans, "Les Romanichels" et "De l'autre côté de la rivière, Sybilla" et un recueil de nouvelles "Lovebirds" qui vient de paraître. Pour en savoir plus sur son univers, un blog edmee.de.xhavee.over-blog.com. Elle fait également partie de l'équipe journalistique d'Actu TV et signe une rubrique humoristique dans "Les petits papiers de Chloé".
Christian Van Moer a lu Nid de vipères !
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NID DE VIPÈRES
De Christine BRUNET, aux éditions Chloé des Lys

J’ai lu Nid de vipères, le roman de Christine Brunet édité chez Chloé des Lys.



PRÉSENTATION :

Préparez-vous à un tour du globe périlleux : fuite laborieuse d’Honolulu pour rejoindre Paris via Papeete, embarquement pour une mission suicide à Hong-Kong, séjour à haut risque en Birmanie et escapade salutaire au Tibet avant le retour inespéré en France et de nouvelles tribulations en Polynésie française et à Malte…
Quatre-quatre, voiliers, jets, sous-marins, hélicos vous mèneront d’une destination, d’un péril à l’autre.
Ne vous laissez pas rebuter par les macchabées qui joncheront chacune de vos escales ni par les fréquents rencards avec la Mort qui pimenteront votre périple.

Vous ferez connaissance avec les illustres agences de renseignements que sont le MI6 et la DGSE, aux prises avec une puissante organisation mafieuse internationale qui a mis sur pied un réseau sophistiqué de tueurs à gages professionnels et spécialisée dans la recherche et la distribution des stupéfiants les plus hard.
Vous rencontrerez un savant fou qui croit avoir mis au point un sérum révolutionnaire, à la fois panacée de rêve pour les maladies incurables et merveilleux élixir de jouvence.

Une superbe créature superflic et un bel agent secret rompu au baroud vous plongeront dans l’action. Entre deux affrontements sanglants, vous assisterez aux ébats frénétiques de cette faune interlope. Le mystère se dissipera peu à peu, mais le suspense vous tiendra en haleine jusqu’au bout.

Rien de plus banal, en fin de compte, objecterez-vous : ce ne sont là que les ingrédients habituels d’un scénario tiré de l’œuvre archi-exploitée de Ian Fleming.

Détrompez-vous : des éléments originaux personnalisent ce canevas en apparence classique. Ainsi, par exemple, notre 007, c’est l’agent en jupons et notre James Bond girl, le bel espion. Ainsi l’héroïne, qui dirige ses enquêtes policières avec autant de détermination et d’efficacité qu’elle accomplit ses missions pour la DGSE est de santé particulièrement fragile.


PROTAGONISTES :

Il est temps de faire plus ample connaissance avec les principaux personnages qui se croisent et s’affrontent dans ce « nid de vipères ».

- ALOYS SEIGNER :
« Alie » est la riche héritière d’une puissante famille française. Promue commissaire divisionnaire à Paris, elle s’avère être d’une témérité affolante et d’une efficacité remarquable, au point que son frère, le directeur de la DGSE, n’hésite pas à lui confier les missions les plus dangereuses.

- NILS SHERIDAN :
Irlandais, agent du MI6. Soupçonné de trahison par ses chefs, torturé et laissé pour mort, il est recueilli, soigné et hébergé par la belle Alie. Il tombe sous le charme de sa protectrice et finit par faire équipe avec elle.

- JACQUES SEIGNER :
Patron des services de renseignements français, il fait passer l’intérêt de la France au-dessus de tout, même s’il doit y sacrifier la vie de sa jeune sœur.

- MARIE-CLAIRE SEIGNER :
Mère d’Aloys. Aucune fibre maternelle ne la fait s’inquiéter pour ses enfants. Dissipée, avide de luxe et de plaisirs, sexuellement insatiable, c’est une dévoreuse d’hommes.

- TAK FAI :
Laborantin chinois, créateur du sérum miracle. Dément qui n’hésite pas à utiliser les êtres humains comme cobayes et à les laisser mourir dans d’atroces et insoutenables souffrances.

- CHAN SINGRI :
Chirurgien sino-indien cruel et sans scrupules. Cible du MI6 et de la DGSE, car c’est le cerveau de l’organisation mafieuse internationale qui menace le monde. Véritable génie du mal, il compte devenir tout puissant grâce à la commercialisation de la « Mort subite », sa nouvelle drogue dure, et à son sérum élaborés dans ses laboratoires clandestins.


ATMOSPHÈRE :

Tortionnaires, tueurs à gages, psychopathes, trafiquants d’êtres humains, ripoux, pirates, peuplent donc le « nid de vipères » qu’Aloys Seigner a pour mission d’infiltrer et de nettoyer.
Et la belle a fort à faire car, en même temps que ce réseau pervers, il lui faut également combattre un démon intérieur implacable.
Avec ce combat sans merci engagé sur deux fronts, cette odeur de sang persistante, l’atmosphère risquait de n’être qu’oppressante. Mais la tendresse et l’amour, le bleu et le vert n’en étant pas totalement exclus, des bouffées d’oxygène et de chlorophylle m’empêchent de ranger Nid de vipères au rayon des romans noirs.
C’est un roman d’espionnage, riche en rebondissements qui entretiennent le suspense et qui ne lâche pas son lecteur avant la fin.
Ni même après la fin ! Car le dénouement abrupt, brutal et inattendu pose question.
Sans véritable explication, il est bien difficile d’accepter cette fin telle qu’elle est littéralement présentée. Mais le lecteur incrédule, qui veut un dénouement moins choquant et plus vraisemblable, s’il fait travailler un peu son imagination, découvrira aisément au moins deux lectures plausibles et apaisantes.


ÉCRITURE :

Christine Brunet écrit dans un français correct et limpide. La construction de sa phrase est simple, naturelle. Elle sait éviter les fioritures, les figures pompeuses, les descriptions lassantes et les digressions inutiles qui alourdissent un récit.
Mais son style n’est ni pauvre ni monotone pour autant : on sent qu’il est travaillé et peaufiné pour rendre la lecture aisée et agréable. Et à côté du langage direct propre aux dialogues du genre policier, de nombreux passages séduisent le lecteur.
En voici quelques-uns :

« Il sentit qu’on empoignait le sac… Et on le balançait dans le vide… Un choc rude qui le sonna quelques instants puis une descente lente… Il était dans l’eau… Sa prison de plastique lestée. Déjà le liquide suintait dans la poche non hermétique. Son cœur retrouva un rythme normal. Il se força à attendre encore quelques secondes puis chercha l’ouverture… Une fermeture Eclair qu’il parvint à faire coulisser en retenant sa respiration. Il passa à l’extérieur et chercha des réponses sur sa situation exacte. Il était peut-être en pleine mer à plusieurs mètres de profondeur. Au-dessus, aucune trace de bateau ou d’agitation de surface. Souhaitant que ses ravisseurs n’aient pas demandé leur reste, il remonta et creva la surface avec un vrai soulagement, en manque d’air. »

« Au bout d’un long moment, elle parvint au bord d’un étang à la surface étincelante sous les reflets de la lune. Elle s’assit au pied d’un grand chêne, entre deux grosses racines et respira à pleins poumons les senteurs nocturnes. L’endroit était particulièrement bruyant, rempli des chants des grillons, des coassements des grenouilles et des crapauds, de légers clapotis, du bruissement des feuilles sous le léger souffle de la brise, de l’appel des hiboux, des glissements des petits rongeurs sous le feuillage sec. »

« Peu à peu le décor déjà flou fut remplacé par un monde de couleurs extraordinaires, mouvantes, bienveillantes dans lesquelles elle flottait dans une sorte de volupté indolore. Les fils colorés s’enroulaient et se déroulaient avec douceur et lenteur devant ses yeux clos. Elle voulait rester là, à tout jamais, dans cet espace abstrait. »

« Elle pleurait. Les larmes roulaient sans bruit du coin de ses yeux jusque dans ses oreilles. Elle contemplait le plafond de la baraque en bois dans un flou humide. Pourtant, elle en connaissait chaque planche, chaque nœud de bois, chaque irrégularité de la tôle ondulée grise qui servait de toiture. Elle n’avait plus envie de s’évader de ce cauchemar en rêvant aux îles, au ciel bleu profond presque marine certains jours et aux lagons turquoise. Elle tourna les yeux et contempla le goutte-à-goutte sanglant. Combien de poches avait-il extraites de son corps ? »

« Soudain comme si elle était prise de panique, Alie saisit son compagnon par le poignet et se jeta avec lui dans l’océan. Poursuivis par les hurlements de surprise et des tirs de fusils mitrailleurs, elle l’entraîna vers le fond, contourna une sorte de crête rocailleuse constellée de gorgones puis l’attira vers une grotte alors qu’il lui faisait signe qu’il était à court d’air. Elle retira de la cache un appareil de plongée et lui tendit l’un des embouts qu’il engagea avec reconnaissance dans la bouche. »

« Il se leva, prit le ciré posé à côté de lui, grimpa le court escalier, passa dans le salon et regarda par la baie vitrée fermée, partiellement obturée par un rideau. Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle était là, nue sous la pluie et se lavait lentement avec sensualité. Il frémit de désir, son corps soudain brûlant et tendu. Chaque geste semblait étudié pour le rendre fou. La pluie faiblit. Elle s’essora les cheveux, les peigna longuement puis se sécha vaguement et enfila une longue robe fourreau blanche fendue des deux côtés jusqu’en haut des cuisses. Ses seins à peine gonflés pointaient sous le tissu fin et ses épaules bronzées portaient élégamment les fines bretelles du vêtement. Elle leva les yeux vers le ciel plus clair où quelques rayons de soleil semblaient forcer le passage pour saluer sa beauté. »


Bref, j’ai passé un bon moment de lecture, avec ton « Nid de vipères », Christine.


Christian VAN MOER 05-10-2011
Le site de Christian Van Moer

 
Nid de vipères, 1ere édition
vign1_nidvipererecto
Nid de vipères, 2e édition
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Nid de vipères E-Book
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NOUVEAUTE !
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NID DE VIPERES en format e-pub !!!! C'est nouveau ! Le téléchargement de fait à partir du site des Editions Chloé des lys Ici. Le prix  de cette version numérique ? 4,99 euros
 
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A SUIVRE
On en parle !
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Un retour de ma rencontre avec Christine Thomas Chancel, animatrice de l'émission "une plume à l'autre" sur radio coquelicot 99.0 FM, et présidente de l'ANDRA.
Un autre extrait...
"Il sentit qu'on empoignait le sac... Et on le balançait dans le vide. Un choc rude qui le sonna quelques instants puis une lente descente... Il était dans l'eau... Sa prison de plastique lestée. Déjà le liquide suintait dans la poche non hermétique. Son coeur retrouva un rythme normal. Il se força à attendre encore quelques secondes puis chercha l'ouverture... Une fermeture Eclair qu'il parvint à faire coulisser en retenant sa respiration..."
Interview blog actuTV
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Le bibliothécaire en parle...
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Le prologue...
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Premières pages sur www.aloys.me
Où trouver le livre ?
Vous le trouverez...

Informations
  • Prix en librairie : 20 euros
  • Prix sur site éditeur ICI : 19 € -  frais de port compris
  • Version e-book : 4,99€  ici
  • ISBN : 978-2-87459-531-8
 
Pourquoi un extrait en 4eme de couverture ?
Un polar ne se résume pas...

Il se découvre au fil des événements et des indices...

Il se construit pas à pas avec les personnages, leurs passions, leurs angoisses, leurs haines...

Il se vit au rythme des rebondissements...
Sur Sang pour sang
Vign_100_
" L'intrigue nous conduit dans une aventure à travers le monde. L’héroïne y est attachante. Les différents protagonistes de ce roman sont forts . Il y a pas trop de place pour les compromissions On se laisse prendre à cette histoire en priant que cela ne reste qu'une histoire. L'auteur nous a dit : "La suite début avril". Ouf ! nous sommes le 2 Avril !"
Sites amis
 
Site officiel
Vign_chloe

 
Les Editions Chloé des Lys ont pour objectif de permettre aux auteurs qui la contactent d'éditer leur livre (à compte d'éditeur, le compte d'auteur ne servant... à rien), mais également de se faire connaître par le biais des revues littéraires, par les librairies,
par les salons et foires...

Plusieurs « piliers » constituent la base de Chloé des Lys : éthique, collaboration avec l'auteur et transparence en sont quelques-uns...

FONCTIONNEMENT DE LA MAISON D'EDITION

Les Editions Chloé des Lys ont été créées en 1999. Elles ont pour objectif de servir de tremplin aux auteurs qui signent chez elle. 
Il n’y a pas de nombre minimum d’exemplaires à acheter et aucune somme d’argent n’est réclamée, si ce n’est le paiement des exemplaires 
commandés par l'auteur pour son usage personnel. 
La maison d’édition fonctionne grâce au travail bénévole de 13 personnes : Céline, France, Frédérique, Jenny, Maud, Christian, Bob, Eric, Jean, Thierry, Laurent, la responsable du comité de lecture et moi. Ces personnes ont des activités professionnelles et Chloé des Lys vient donc en supplément…
1ers commentaires
Vign_chloe
Roman policier ? Thriller ? Espionnage ? Style froid, efficace, professionnel. Peu d'émotion, l'action est privilégiée.
Le scénario apporte souvent des surprises. Pas une seconde d'ennui. C'est très bien mené.
1er aperçu...
(...) Deux bruits de pas, donc deux personnes... Ils emportaient le corps... Une voix féminine chinoise, quelques ordres rapides, des bruits métalliques... Peut-être des instruments chirurgicaux... Qu'est-ce qu'on lui faisait, encore? Pourquoi ne l'amenait-on pas dans un hôpital digne de ce nom ? Il frissonna d'inquiétude puis serra les dents: il devenait trop tendre... Un sentiment qui n'avait pas lieu d'être, surtout avec cette fille et dans sa propre situation... Et les minutes passèrent... L'électrocardiogramme était toujours aussi dramatique dans un environnement à présent silencieux (...)
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