Auteur de Thrillers policiers et SF
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Avis de Patrick Dubois dans La revue Indépendante
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Le 9e thriller écrit par Christine Brunet est totalement centré sur une de ses héroïnes rencontrée dans d'autres thrillers comme « Vénus en Ré », Gwen Saint-Cyrq. Notre célèbre médecin légiste va être embarquée dans une histoire palpitante avec à la clé mille rebondissements que seule Christine Brunet sait nous faire partager.

On retrouve notre médecin légiste au début du roman à la frontière entre la Sierra Leone, le Libéria et la Guinée où Gwen dirige depuis quelque temps un dispensaire géré par Médecins du Monde. Elle y retrouve une vieille connaissance, Angel O'Maley, lui aussi aperçu dans « Vénus en Ré ». Un premier rebondissement va se dérouler dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

On retrouvera ensuite Gwen un an plus tard à Paris. Cette dernière a aussi un autre nom, Artémis Fabrègue, célèbre monte en l'air (pour en savoir plus, il faut découvrir les thrillers précédents de l'auteure). Elle est reçue par des membres de l'organisation à Paris car sa sœur Diane Rockwood-Graves aurait été assassinée à Malte. Elle a eu aussi comme sœurs Vénus et Aphrodite, mortes aussi, Diane restait sa seule famille. Depuis son enfance avec son père adoptif qui l'a initiée aux cambriolages, elle fait partie d'une organisation qui n'est pas sans rappeler la cour des Miracles au Moyen Age. Elle reçoit l'ordre de tuer un traître qui officierait au sein de cette dernière.

A partir de ce moment-là tout va s'enchaîner, les morts vont tomber comme des mouches et ce de manière brutale et violente. Même Gwen passera pour morte après l'explosion de son pavillon à La Ciotat. Cela va lui permettre d'enquêter discrètement durant un grand laps de temps et essayer de comprendre dans quelle spirale sanglante elle a été entraînée. C'est certain, on souhaite la voir mourir, pourquoi ? comment ? Aux lecteurs de le découvrir en lisant le livre.

De Malte à Paris en passant par la Kirghizie, pays d'Asie centrale ayant appartenu à L'URSS, avant de revenir sur Paris et d'autres lieux en France, Gwen va devoir tenter de démêler une enquête compliquée. D'un club de whisky sélect, le CAW, qui propose à ses adhérents fortunés de déguster des whiskies hors de prix, dont l'un va déclencher une cascade de meurtres, en passant par le trafic de fausses œuvres d'art, le trafic de drogue, Gwen va devoir faire preuve de beaucoup d'intelligence, de perspicacité pour arriver à ses fins et démêler le fil de cette enquête compliquée. En chemin, elle va retrouver son ami Signac, (elle le sauve d'une mort certaine) un flic qui lui en veut, persuadé qu'elle est responsable de la mort de son frère, le commissaire Renaud Marsan, sorti de sa retraite pour essayer lui aussi avec Signac d'y voir plus clair dans ces assassinats sanglants, sans parler d'un ministre de l'intérieur plutôt douteux, mais aussi une vieille connaissance qu'elle a fait condamner dans sa jeunesse et des retrouvailles surprenantes à la fin du thriller... mais là il faut découvrir « Gwen, Adieu ... » pour connaître le fin de mot de l'histoire, cette chère Christine Brunet étant une spécialiste des fins explosives et inattendues et qui dans son épilogue nous laisse bien évidemment entendre que lors du prochain thriller (il y en aura un, c'est obligé) une nouvelle histoire prolongera cette dernière. Y retrouverons-nous le commissaire Axelle de Montfermy, une héroïne récurrente de l'auteure ? Yvon Signac ? Gwen Saint-Cyrq ? Une seule certitude, le commissaire Renaud Marsan part cette fois-ci en retraite définitivement, mais méfions-nous avec Christine Brunet, le définitif ne l'est jamais totalement ! Pour cela je pense qu'il va falloir attendre quelques mois avant que l'auteure nous entraîne dans de nouvelles aventures comme elle seule a le secret.

En attendant, c'est l'été, « Gwen, Adieu ... » est un livre idéal pour lire en vacances, bien calé dans un transat, une boisson fraîche à ses côtés, un bon parasol, attention à la canicule et croyez-moi, quand vous l'aurez ouvert, vous aurez du mal à le refermer ; une fois de plus ce nouveau thriller signé Christine Brunet est une véritable réussite, un thriller que les amateurs du genre adoreront, tous les ingrédients d'une bonne histoire y sont réunis, alors pourquoi se priver d'un tel plaisir de lire « Gwen, Adieu... » je vous le demande ! Christine Brunet dédicace très souvent ses livres. Si en vacances vous la voyez, aller lui rendre visite, vous y découvrirez une auteure attachante, chaleureuse qui adore rencontrer ses lecteurs mais aussi douée pour vous entraîner dans des histoires toutes aussi passionnantes les unes que les autres. Nous attendons le 10e thriller de Christine Brunet avec impatience.

Patrick DUBOIS

Publié dans N° 362 - 3e Tri 2019
Avis du blog "D'un livre à l'autre"
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Voici déjà le neuvième roman de Christine Brunet qui a réussi, une fois de plus, à m'épater et à me scotcher sur ma chaise. 

Comme le titre l'indique, dans ce thriller, on retrouve Gwen, un personnage atypique, médecin légiste à la police, au passé pas trop net. Envers et contre tout, Gwen doit connaitre la vérité. Elle enquête sans peur et sans réserve pour arriver à clore son dossier. 

Avec ce roman, le lecteur est sûr de ne pas s'ennuyer : actions permanentes, suspense, meurtres en série, voyage d'un pays à l'autre, trahison, vengeance et aussi une certaine attirance pour cet être décalé qu'est ce personnage récurrent qui pourrait bien disparaître si on en juge par le titre...Mais, avec Christine, il faut toujours s'attendre à des surprises. 

Depuis la fin octobre, les meurtres s'enchainent : un couple chinois, un ex-ministre, et beaucoup d'autres personnes qui sont liées entre elles par leur appartenance à un comité d'amateurs de whisky. Des meurtres sadiques, violents. Des exécutions qui se suivent. Pour du whisky ? C'est pousser le bouchon un peu loin, mais si une bouteille peut coûter plus de 3000 euros ! 

Ce qu'il y a de très particulier dans ce roman, c'est qu'à chaque fois qu'un enquêteur se rend chez un suspect, celui-ci est mort, assassiné un peu avant...

Les enquêteurs finissent par se tourner vers une rousse flamboyante (que les lecteurs de Christine connaissent bien), qui pourrait bien être à la tête de tous ces meurtres liés par un trafic de drogue. Mais où se cache cette femme qui accuse Gwen de l'avoir tabassée ? 

De fil en aiguille, Gwen finira par déceler la vérité... 

A la fin du bouquin, le lecteur fidèle reconnaîtra Axelle de Montfermy, ex-Aloys, autre personnage récurrent des thrillers de Christine, un flic qu'il retrouvera sûrement dans le 10e roman de l'auteure. 

Merci, Christine, pour ce beau cadeau.
 
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Résumé de l'éditeur :

 De la haine pure, froide… Son image, renvoyée sans concession par le miroir en porte tous les stigmates. Il n’inspire plus qu’aversion. SA faute… LEUR faute… Chaque parcelle de sa chair réclame vengeance. Le couperet va tomber, implacable. Ses mains moites tremblent sous l’afflux d’adrénaline. Les prochaines semaines vont montrer ce qu’impitoyable veut dire ! Une seule âme l’accepte, l’approuve et comble le moindre de ses désirs. Se servir de cette pitié répugnante pour arriver à ses fins avant de s’en débarrasser… Ce jour sera à marquer d’une pierre blanche ! Son coeur pulse à l’approche de l’action. Vivre enfin, savourer chaque instant… Une sonnerie criarde, celle de l’interphone. L’AUTRE est là…

 

 

Mon avis :

Christine brunet ou l'art de nous mener en bateau...

Comment fait-elle pour toujours être là où on ne l'attend pas cette Gwen? C'est vrai ça, elle a de multiples facettes, elle change de peau comme on change de chemise, elle devient une autre grâce a des complices tout à fait normaux, elle rentre par un endroit et en sort avec une nouvelle identité.... Bref, elle a une vie de fou! Elle n'a pas le temps de s'ennuyer en tous cas!

Je l'ai déjà dit dans mes précédentes chroniques mais cette auteur arrive à semer des indices tout au long du texte qui nous permettent à la fois d'avancer et de garder le suspense jusqu'au bout. On comprend l'histoire petit à petit, sans se douter de quoi que ce soit. Parce que c'est complexe tout ça! Mais c'est justement ce que j'aime! Ne pas savoir la fin dès le début, se poser des tas de questions, avoir des idées qui se détruisent au fil du texte et finalement découvrir qu'on avait tort sur toute la ligne... Bref, elle est très forte pour ça.

Les personnages sont toujours aussi... particuliers. Je n'arrive pas vraiment à savoir si j'aime Gwen ou pas. En fait, c'est une battante et elle aime ce qu'elle fait, elle donne tout et j’apprécie ce coté, mais elle a un caractère qui me laisse penser qu'elle est trop compliquée pour moi. Je ne réussis pas à la cerner totalement donc je garde un doute sur elle tout le temps. Quant à Signac, je l'aime et le déteste à la fois. Il est parfois trop naïf et tombe facilement dans le négatif. Mais c'est ce qui fait son charme je crois.

Bref, encore une enquête complexe (non! Pas une mais plusieurs je devrais dire), des personnages tous plus fous les uns que les autres, du sang, des morts, des trahisons, des vengeances... bref, un parfait cocktail! A lire sans modération (dans l'ordre c'est mieux!).

 

Maryline Marnas

 
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Le retour de la fille de la vengeance qui tue

 

 

Mais qui est donc cette Gwen qui donne son nom au titre de ce roman ? C'est un personnage qui a de multiples identités, qui traverse les genres (elle est à la fois médecin, médecin légiste pour la police et tueuse pour un groupe secret de cambrioleurs qui tire ses origines d'une confrérie médiévale) aussi vite qu'elle traverse les appartements divers qu'elle occupe et cache ses divers déguisements. Cet exemple est loin d'être anodin. En effet, Gwen dispose de nombreuses planques dans lesquelles elle entre et se transforme, ou qui lui permettent de disparaître grâce à des passages secrets. Cette atmosphère rappelle, et ce n'est pas qu'un hasard, les grands titres de la littérature populaire du début du XXe siècle. Il y a un côté Fantômas ou Arsène Lupin dans une série de thrillers dont ce volume (même s'il peut être lu de manière indépendante) n'est qu'un élément, pourvu de multiples rebondissements. De même, il y aura d'autres indices de ce rapport au roman populaire : agents doubles, voire triples, passions amoureuses exacerbées, meurtres en tous genres, fausses morts et tendances criminelles qui ressurgissent dans les liens familiaux depuis des siècles, et dont il est compliqué de voir les tenants et aboutissants, société secrète noyautée par une autre et parcourue par des courants internes qui poussent les personnages à se trahir et s'entretuer, comme moyen de monter en grade. Mais Christine Brunet ne va quand même pas se limiter à cet aspect dans la tradition de Pierre Souvestre et Marcel Allain.

Aussi captivantes et mouvementées que soient les intrigues de ces précurseurs, il faut leur insérer de la modernité et Christine Brunet ne s'en prive pas : analyses ADN, recherches Internet et téléphones portables utilisés de toutes les manières possibles, trafics de drogue internationaux, avec courses à dos de chevaux dans les steppes entre la Chine et les marges de l'empire oriental de la Russie, côtoient avec rapidité les meurtres à la papa (empoisonnement avec du whisky à trente mille euros la bouteille ce qui est assez classe, corps torturés laissés dans des caves, tueurs déguisés en policiers, frères et sœurs unis dans le crime, trahisons diverses et variées, avec l'aide des domestiques et autres hommes à tout faire.

Avec ce roman, il est très difficile pour le lecteur de trouver le temps de se reposer. À peine un personnage est-il livré à des crocodiles dans un fleuve africain que l'on se retouve à Paris pour assister au meurtre d'un antiquaire avant de foncer à Malte pour découvrir le cadavre d'une demie-sœur et être attaquée dès la sortie de la morgue par des tueurs sanguinaires. Dès qu'ils sont blessés, les protagonistes absorbent un cordial, se mettent un pansement et foncent vers le rendez-vous suivant où ils seront attachés et soumis à une mort longue et pénible (dans une cuve d'alcool qui se remplit peu à peu mais quelle horreur avec de l'eau !) Rafraîchissant, échevelé, Gwen, adieu... est un hommage aux grands maîtres anciens, mâtiné de la modernité nécessaire pour être d'ici et maintenant. C'est avant tout un roman pour les amateurs de ce courant populaire et primesautier de la littérature policière.

Citation

Dans son oreillette, on lui annonçait le découverte de deux cadavres... Dépité, il allait faire demi-tour lorsque son crâne parut imploser. Il perdit connaissance dans la douleur.

Rédacteur: Laurent Greusardmardi 28 mai 2019
 

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Synopsis

 « De la haine pure, froide… Son image, renvoyée sans concession par le miroir en porte tous les stigmates. Il n’inspire plus qu’aversion. SA faute… LEUR faute…

Chaque parcelle de sa chair réclame vengeance. Le couperet va tomber, implacable. Une obsession qui deviendra, dans quelques heures, une douce réalité. Ses mains moites tremblent sous l’afflux d’adrénaline. Les prochaines semaines vont montrer ce qu’impitoyable veut dire !

On l’attend. Une seule âme l’accepte, l’approuve et comble le moindre de ses désirs. Se servir de cette pitié répugnante pour arriver à ses fins avant de s’en débarrasser… Idée réjouissante dont l’être difforme jouit a priori.

Ce jour sera à marquer d’une pierre blanche ! Son cœur bat la chamade à l’approche de l’action. Vivre enfin, savourer chaque instant…

 

Une sonnerie criarde, celle de l’interphone. L’AUTRE est là… »

 
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ISBN : 978-2-36666-125-5

Ed. Gascogne

Parution 23 mai 2019

 
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