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RESUME
Deux attaques de fourgons blindés transportant des fonds de la Monnaie de Paris vers l'Italie, plusieurs morts et c'est la toute nouvelle police européenne, la FSE, qui est chargée de l'enquête.

Dotée de pouvoirs juridiques plus étendus qu'Europol, elle est composée de policiers hors pair choisis par les gouvernements adhérents soucieux de leur image.

Parmi eux, Nils Sheridan, un ancien du MI6 et Axelle de Montfermy, personnage ambivalent au passé chargé.

L'enquête les amène dans le Jura mais, très vite, la suspicion s'installe entre les protagonistes habilement manipulés.
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Le bibliothécaire en parle...
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Disponible à nouveau durant mes dédicaces et via le formulaire contact de ce site.


Les 17 et 18 mai 2013
: espace culturel Leclerc, Le Breuil, 71

24 et 25 mai 2013 : Auchan Montgeron/Vigneux (91)

31 mai 2013:  librairie Challeix, Champeix, (63)

01 juin 2013 : Espace culturel Leclerc, Enval (63)

08 juin 2013 : Espace culturel leclerc, Manosque (04)

21/22 juin 2013 : Auchan, Brétigny s/Orge (91)

28 juin 2013:  Librairie Humbert, Champagnole, 39

29 juin 2013:  La Nouvelle Librairie Polinoise, Poligny, 39
 
06 juillet 2013:   librairie Nezot, Saint-Flour (15)

20 et 21 septembre 2013: séance de dédicaces à Auchan, Osny (95)

08 et 09 novembre 2013: séance de dédicaces à Auchan, Osny (95)

08 décembre 2013: rencontre avec les lecteurs et séance de dédicaces avec le CLAM à AGORA Aubagne (13)

Du 13 au 16 décembre 2013: séance de dédicaces au Cora de Massy, (91)

18 décembre 2013: séance de dédicaces à la librairie Guivelle, Lons-le-Saunier (39)

19 décembre 2013: séance de dédicaces le matin à la librairie Humbert, Champagnole (39)

20 décembre 2013:  librairie Nezot, Saint-Flour (15)

21 décembre 2013: espace culturel Leclerc, Enval, (63)






C'était à Poligny (39)
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C'était à la Nouvelle librairie polinoise le 10/12.
Dans le Progrès Lyon
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Christine Brunet dédicace

Parce qu'elle ne conçoit pas son métier d'écrivain sans aller à la rencontre des lecteurs, Christine Brunet sillonne la France. Vendredi, elle a posé ses valises et son dernier ouvrage « Dégâts collatéraux » à la librairie le Grenier Fort. Les amateurs de romans policiers ont été nombreux à venir découvrir cet ouvrage qui se passe dans le Jura, où cette Auvergnate passait ses vacances scolaires. S'inspirant d'un fait divers réel, elle écrit un polar riche en dialogues et pousse le lecteur dans un univers de suspicion et de manipulation.
MOREL-JEAN - Sandrine 2012-11-12
Sur La Marseillaise
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Un article de Sébastien Madau, journaliste à La Marseillaise, pour l'avant-première de Dégâts collatéraux à Aubagne, le 29/04/2011.
Avant-première
Discours d'Yvon Berger et le mien lors de l'avant-première de Dégâts collatéraux à Aubagne
Sur La Provence...
Vign_la_provence_29.04.2011_002
Un article de La Provence pour l'avant-première de Dégâts collatéraux le 29/04/2011 à Aubagne
Informations
Prix en librairie : 19 €
N° ISBN : 978-2-35291-081-7
304 pages
13 x 20,5 cm broché
Sur bandbsa.be
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"Dans La Marseillaise, un très bel article pour cette auteure de polar qui démarre en trombe avec un premier roman qui casse la baraque !"
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Pourquoi un résumé, cette fois, me direz-vous? 

Parce que les personnages ont déjà une histoire, un passé commun... Nid de vipères est passé par là...

Dégâts collatéraux est plus dans la veine du polar... Nils Sheridan s'affirme tandis qu'Aloys Seigner, alias Axelle de Montfermy se cherche...
Pour dégâts collatéraux
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Laure Chiron donne son avis dans ZoneLivre
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Après avoir lu Nid de vipères, j’avais hâte de retrouver Nils Sheridan, cet agent du gouvernement qui m’avait tantôt agacée tantôt attendrie dans le premier opus. J’ai donc été heureuse d’avoir à nouveau envie de lui coller des baffes !

Tout comme pour le premier tome, il m’a été difficile de le lâcher en cours de lecture pour vaquer à mes occupations quotidiennes… Axelle de Montfermy débarque dans la « bataille », et cela ne se fait pas sans quelques étincelles lorsque son chemin croise à nouveau la route de Nils. Axelle… Une femme excessivement intrépide, une tête brûlée comme je les aime, une fois de plus. Un personnage, donc, auquel je me suis autant attachée qu’à Nils (malgré ses travers) et Aloys.

Tout va très vite dans ce second volume, l’auteur ne mâche pas ses mots en allant directement à l’essentiel, nous épargnant ainsi des descriptions à n’en plus finir, qui auraient alourdi le récit. Un bon concentré d’adrénaline, fait de rebondissements très riches, de coups fourrés auxquels on ne s’attend pas toujours, sans oublier une savante dose de trahisons et de retournements de situations proprement incroyables.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, dont certains passages m’ont tenue en apnée et ont fait que j’ai tourné les pages, inlassablement. Un livre que je vous recommande chaudement, en prenant tout de même la précaution de lire Nid de vipères au préalable si vous voulez vous plonger dans la psychologie des personnages de Nils Sheridan et Aloys Seigner.


Une critique de Dégâts collatéraux dans Parfums de livres
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LUNDI 27 JUIN 2011

Dégâts collatéraux de Christine Brunet
Paru le: 13/05/2011
Editeur: Pierregord (Editions du)
ISBN : 978-2-352-91081-7
Pages: 366
Prix: 19€


Quatrième de couverture:
Une enquête palpitante au coeur du Jura amène des destins troubles à s'affronter dans une quête sans concession de la vérité.
Deux attaques de fourgons blindés transportant des fonds de la Monnaie de Paris vers l'Italie, plusieurs morts, et c'est la toute nouvelle police européenne, la FSE, qui est chargée de l'enquête. Dotée de pouvoirs juridiques plus étendus qu'Europol, elle est composée de policiers d'élite choisis par des gouvernements soucieux de leur image. Parmi eux, Nils Sheridan, un ancien du MI6 et Axelle de Montfermy, personnages ambivalents au passé chargé.
L'enquête les amène dans le Jura mais, très vite, la suspicion s'installe entre les protagonistes habilement manipulés.

Un excellent livre tellement palpitant que j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher!!!

Je suis très exigeante au sujet de mes lectures pour adultes. Si un livre ne me plaît pas, je le pose sans d'autre forme de procès. [D'où le nombre considérable de lectures "jeunesse" que l'on trouve sur ce blog car c'est un domaine que je trouve plus agréable, où l'on a moins de mauvaises surprises et où les styles sont moins "pompeux".]
Quant aux policiers/thrillers, c'est un genre que j'adore pour peu que les livres soient bien écrits et surprenants. Aussi, quand je me suis lancée dans Dégâts collatéraux, je ne savais pas à quoi m'attendre...
... et j'ai littéralement été envoûtée. Au point de ne pas pouvoir lâcher le livre à table et me coucher beaucoup trop tard.

Le personnage d'Axelle de Montfermy est hallucinant. Elle est incroyablement intrépide et tête brûlée. Rien ne l'arrête, un vrai bulldozer. Pourtant, elle a une "légère" faille: son attachement pour Nils Sheridan. Très vite, on apprend qu'ils ont un lourd passé en commun mais un évènement fait qu'Axelle a du emprunter un autre chemin et lorsque leurs routes vont à nouveau se croiser, cela ne va pas se faire sans étincelles.

Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus car cette lecture est tellement riche en rebondissements, coups fourrés et aventures que je ne lui rendrais pas hommage en vous en révélant trop. Je peux juste vous dire que vous trouverez dans ces pages de l'amour (ou plutôt de la passion tellement c'est intense), du suspense, de la trahison et des retournements de situation incroyable. Ça bouge à chaque page, tout va vite très vite... Et puis, il y a une petite touche de science fiction (oh, très légère, mais quand même présente) qui titille la curiosité du lecteur et donne envie d'en apprendre plus...

J'ai beaucoup apprécié l'écriture de l'auteur. Les phrases sont nettes, précises, elles vont à l'essentiel et servent vraiment bien le contenu.

Je vais très vite me lancer dans la lecture de Nid de Vipères l'autre roman de Christine Brunet afin d'en apprendre davantage sur les personnages de Nils Shéridan et Aloys Seigner et dont l'action se situe avant Dégâts collatéraux.

Merci infiniment à l'auteur pour cette découverte, un vrai régal et je pèse mes mots!



Amandine Surdieux

Les lectures de Thalie
Parfums de livres
Alain Magerotte a lu Dégâts collatéraux !
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DÉGÂTS COLLATÉRAUX
Par Christine Brunet


Le Jura est une chaîne de montagnes située au Nord-Ouest des Alpes, en France, Suisse et Allemagne. Lieu de vacances, lieu de villégiature… tout est calme jusqu’au jour où Christine Brunet décide d’y installer la trame de son nouvel opus. Dès lors, adieu tranquillité ! Car, croyez-moi, ça va canarder dans le Jura. Faites confiance à noss’ Christine.

Des attaques de fourgons blindés, des voitures qu’on brûle, des chalets qu’on explose, des morts en cascade; égorgés, violentés (je vous dis pas dans quel état on retrouve le corps d’une certaine Valérie Helman… Si ?… Non !...)
C’est la FSE qui est chargée de l’enquête, une nouvelle police européenne composée de policiers d’élite choisis par les gouvernements adhérents. Le commissaire Schröber, un ancien de la stasi, supervise ce service de choc.
Et qui retrouve-t-on parmi ces super flics ? Je te le donne en mille, Emile ?... Un certain Nils Sheridan, un irlandais, ancien du M16 et Axelle de Montfermy. Cette dernière remplace Aloys Seigner… dans l’enquête et dans le cœur de Nils… enfin, pas tout à fait, Nils est accro à Axelle mais pense encore à Aloys… il existe des similitudes entre les deux femmes : caractère bien trempé, goût du risque, efficacité et intelligence dans l’action, sans compter un physique des plus aguichants. Et si par hasard… je n’en dirai pas davantage, comprenez ce que vous voulez.

Axelle est écartée de l’enquête sur l’enquête des fourgons blindés suite à sa conduite lors d’un stage d’intégration plutôt mouvementé. Cependant, elle sera mise incognito sur ladite enquête par son frère (dont je tais volontairement le nom) qui pressent des complicités dans la police et en haut-lieu.
Une certaine Alyssia Zimmerman remplace Axelle aux côtés de Sheridan… que l’on retrouve régulièrement sur le chemin d’Axelle (et vice-versa). Entre Nils et Axelle, c’est «amour fou, haine et trahison»… tiens, on dirait un titre de série américaine…
On fait également connaissance avec le jumeau de Nils que l’on ne surnomme plus «Bob» (cf. «Nid de vipères»). Alors, pourquoi ? Il n’y aurait aucun risque de confusion avec notre «Bob» à nous, puisque, je le rappelle, Sheridan est grand et musclé ! (Sans rancune vieux farfadet, je peux me le permettre, depuis le temps qu’on se connaît…)
Et puis, il y a cette petite touche (légère) de science-fiction qui interpelle la curiosité du lecteur (en plus de l’intrigue). Je ne peux résister à vous en livrer un extrait :
Il soupira, l’observa et se lança :
- Bon, je vais te répéter ce qu’on m’a expliqué… Tu sais que l’ADN humain est un double brin et qu’il forme une double hélice…
- Peut-être, et ?
- Attends… l’ADN est composé de séquences spécifiques de nucléo… tides, je crois… qui sont constitués de trois éléments liés entre eux…
- Bon, d’accord… Et alors ?
- Ton ADN est quadruplexe, c’est-à-dire un ADN quatre brins sur une hélice non pas à deux paires mais à six paires… Certaines paires sont totalement complémentaires, d’autres sont composées de brins d’origines différentes mais bizarrement correctement attachées aux autres… Pour faire court, les généticiens s’arrachent les cheveux…
- Et pour moi, ça veut dire quoi concrètement ?
- Difficile à dire… Les mutations se poursuivent à cause, en partie, de ce qu’ils appellent un ADN chimère formé de brins encore mobiles…
- Donc, rien n’est stabilisé ?
- Rien, non…
- Mon apparence ?
- Pour l’instant, tu vois pas de souci… En revanche, on décèle une évolution impressionnante de ton QI et de tes capacités physiques…

Christine Brunet; une auteure qui prend de la hauteur et pas uniquement parce que l’action de son dernier opus se déroule dans le Jura.
Il y a bien sûr des perdants dans l’histoire (et non des moindres), un dénouement inattendu pour l’héroïne mais prévisible pour… les Editions Chloé des Lys… puisque ce roman est publié aux Editions Pierregord pour la modique somme de 19 €.
Une fois (on est belge ou on ne l’est pas) le bouquin terminé, j’ai ressenti un étrange sentiment et m’est alors revenue cette phrase de Voltaire :
« Lorsque je finis un livre, j’ai l’impression de perdre un ami ! » En fait, c’est bien cela que j’ai ressenti à la fin de la lecture de « Dégâts collatéraux ».

A consommer sans modération !

Alain Magerotte
Premiers commentaires
  • Policier très actuel qui tient en haleine du début jusqu'à la fin !
  • C'est un récit plaisant. Le style est vif, simple. L'intrigue est excellente...
Un extrait...
Il posa sa tasse sur la table basse et enfila ses baskets tout comme elle. Un quart d’heure plus tard, ils s’inséraient dans le trafic, le GPS en action. Et malgré l’engin, elle se trompa quatre fois de direction. Une demi-heure pour trouver une place à proximité et ils poussaient la porte du 136, boulevard des Champs-Elysées à 9 h 30, elle très moqueuse sur ses performances et lui amusé par son esprit d’autodérision. 


Les bureaux de la FSE étaient installés au second, au-dessus d’un grand garage Peugeot, au bout d’un escalier étroit aux murs fissurés. Une sonnette en cuivre. La porte se déverrouilla seule. Un court couloir jalonné de portes en verre dépoli, un sol en parquet passablement usé et Nils désigna du doigt la porte de fond : celle de Schröber.

L’Irlandais poussa le premier battant, lui dévoilant une pièce de 20 m² avec trois bureaux, un ordinateur sur chacun.
- Mon bureau, lui expliqua-t-il, et ceux de Danny Rose et Anton Vykypel, deux autres lieutenants…

De fait, deux des trois tables de travail étaient encombrées de dossiers.
… A côté, c’est la salle de réunion. De l’autre côté du couloir, continua-t-il en refermant la porte, tu as un autre bureau et une petite salle de repos. La cellule et les salles d’interrogatoire se trouvent au sous-sol.

La porte du fond s’ouvrit et un grand gaillard bâti comme une armoire, menton mal rasé et cheveux blancs tirés en arrière copieusement gominés, passa la tête dans l’entrebâillement.
- Venez me voir, tous les deux… leur ordonna-t-il en s’éclipsant, laissant le battant ouvert.

Axelle et Nils échangèrent un regard et obéirent. Dans le bureau, ils firent face à l’Allemand debout devant sa table.
… Lieutenant Montfermy, soyez la bienvenue à la FSE, commença-t-il en la toisant sans vergogne et en omettant de lui donner de la particule sans qu’elle s’en offusque, d’ailleurs. Sheridan… Alors, cette cohabitation ?
- Sans problème, monsieur, répondit celui-ci en se demandant pourquoi les locaux étaient vides.
- Tant mieux. Vous partez tous les deux pour Nançay. C’est dans le Centre. C’est notre camp d’évaluation. Vos collègues terminent le stage aujourd’hui. Vous, vous y resterez une semaine.

Il tendit une enveloppe à Sheridan.
… Vos ordres de mission. Bonne chance.

Axelle regagna le couloir sans avoir ouvert la bouche : entre le commissaire et elle, aucune sympathie immédiate. Cinq minutes plus tard, ils étaient à nouveau dans le trafic, direction le loft pour faire leur sac.
- Alors ? Qu’est-ce que tu penses du chef ? lui demanda l’Irlandais en observant son profil renfrogné.

Elle esquissa une grimace et il sourit :
… Ouais, il est brusque… Et tu es la seule fille du groupe, à ce que j’ai compris, à part une compatriote à lui, une certaine Alyssa, je crois. Mais je ne l’ai pas encore vue. Il faut vous donner le temps… Bon… Nançay… Nançay… C’est où, ça ? Tu as une carte ?
- Dans la boîte à gants…

Il fouilla, retira un gros carnet et tourna les pages.
- Ah… Là ! Dis donc, c’est pas la porte à côté !

Une heure après, ils étaient en route. Ils s’étaient changés, elle en pull noir et lui en survêtement. Leur paquetage était léger. Tous les deux, pensifs pour des rai-sons pas si différentes, avalaient les kilomètres sans un mot. A midi, d’un commun accord, ils s’arrêtèrent dans la petite auberge d’un village en retrait de la route. Ils choisirent la même chose, parlèrent de Paris, en fait de tout et de rien, mais ils passèrent un excellent moment.

A nouveau la route et la lassitude grandissante au fil des kilomètres.

Le jour commençait à décliner lorsqu’il s’exclama :
- Eh ! Je t’avais dit à droite ! Tu t’es trompée ! remarqua-t-il légèrement agacé par le contretemps. 

Elle le regarda en coin et haussa les épaules.
… C’est fou le sens de l’orientation que tu as, Axelle ! poursuivit-il en soupirant. Heureusement, il y a une autre route dans une dizaine de kilomètres !

Quelques minutes plus tard, il contempla la départementale qu’ils dépassaient allègrement, la bouche ouverte de stupeur.
… C’était là qu’il fallait tourner !
- Tu vas me faire une scène de ménage ? se moqua-t-elle en l’observant.
- Tu le fais exprès ?
- D’après toi ?
- D’accord, tu le fais exprès… Pourquoi ?
- Tu n’as jamais participé à ce type de stage ?
- Non. Raconte…
- Oh… Ils te coincent sur la route, te foutent à poil, t’attachent et comptent le temps que tu mets pour rallier le camp. Une sorte de hors-d’œuvre auquel je n’ai aucune envie de re-goûter, si ça ne te fait rien…
- Pas de problème. Et tu as mis combien de temps pour rentrer ?
- Une nuit pour me détacher et une journée pour trouver le camp dans un froid polaire.
- Et après ?
- La galère…

Elle tourna à droite sur un chemin de terre et gara la voiture.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- Les prendre à leur propre jeu, si tu es d’accord.

Il l’observa et grimaça, peu convaincu. De toute façon, au MI6, il en avait vu d’autres.
- Tu ne sais pas exactement ce qui nous attend. Chaque stage doit être différent. C’est le jeu, Axelle… 

Elle soupira.
- Décidément !

Il plissa le front d’incompréhension.
… Je te laisse la voiture. Tu peux leur dire que j’arrive, si tu veux...

Il la regarda quitter la C1, enfiler son blouson, prendre son sac et, sur un petit geste rapide, s’enfoncer dans la forêt. Il sourit, se mit au volant et reprit la route en sens inverse. 

Le croisement… Il s’engagea sur la départementale, encore étonné par la réaction de la jeune femme. Quatre kilomètres encore jusqu’à la base. Un tournant et un barrage routier de police. Il plissa le front : peut-être avait-elle raison, après tout… Il s’arrêta, baissa la vitre sur ordre du policier.
- Oui ? Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il en s’étonnant.
- Contrôle d’identité, monsieur… Vos papiers, s’il vous plait !

Nils obtempéra. L’autre contempla le permis de conduire.
- Etranger, hein… Les papiers du véhicule…

Elle avait oublié de les lui laisser… Il baissa le pare-soleil et les découvrit dans le porte-lunettes.
- Bon… Veuillez descendre de cette voiture, monsieur… Cherdan !
- Sheridan, corrigea posément l’Irlandais en ouvrant la portière.

A l’instant, six hommes cagoulés sortirent de la forêt, armes automatiques au poing.
- Cherdan, persista le faux policier… A poil !
- Mais enfin…
- Et ferme-la ! Grouille !
- Non ! Je ne vois pas…

Un coup de crosse dans le ventre l’obligea à obéir. Deux minutes après, il était nu.
- Allez, viens par là, mon gros…

Ils le poussèrent hors de la route, dans la forêt, et l’attachèrent avec des me-nottes à un grand pin massif, le ventre contre l’écorce rugueuse.
… Bon, où est ton équipière ? demanda encore l’un des gars.
- Quelle équipière ? J’ai pas d’équipière ! grinça l’Irlandais d’une voix mauvaise sans mentir.
- Non ? Et la fille qui t’a filé sa tire ? Elle est où ?
- A Paris… Avec 40° de fièvre !
- A Paris, hein ? Tu nous prends pour des tartes ! Elle est partie avec toi !
- Vous avez regardé dans le coffre ? ironisa Sheridan.
- Tu veux que je te dise, Cherdan, t’as intérêt à être au briefing de demain si tu la veux, ton intégration ! Allez, mon gros… Prends pas froid !

Tous se retirèrent en ricanant, le laissant seul et nu dans la nuit glacée. Il entendit la C1 démarrer puis plus grand-chose à part les bruits de la nuit. Il devait se débarrasser de ses menottes. Ensuite, ces bouffeurs de grenouilles verraient de quel bois se chauffe un Irlandais !

Il batailla un moment, chercha un moyen de se dégager et poussa un juron en constatant que les menottes étaient trop serrées.

La pluie… Il ne manquait plus que ça ! Un petit vent mordant et désagréable s’acharna alors sur sa peau nue, engourdissant ses articulations immobilisées.
- Ça va, c’est confortable ? lui demanda une petite voix amusée.
- Axelle ?
- Qui veux-tu que ce soit ? Tu préfères t’en sortir seul ou…
- Arrête ! grinça-t-il en serrant les dents. Sors-moi de là, s’il te plaît… 

Une silhouette un peu plus sombre se détacha de l’arbre en face. Un petit faisceau de lumière éclaira les menottes. Elle plaça sa lampe entre les dents, sortit de sa poche une petite clé et déverrouilla les bracelets.

Il se décolla de l’arbre en se frottant les poignets avec vigueur.
… Merci. Dis, tu n’aurais pas un truc à me mettre ?

Elle observa le corps athlétique avec appréciation puis fit demi-tour, lui sur les talons. Elle se baissa derrière un bosquet, ouvrit son sac et en retira un collant noir épais, un pull et un K-way de la même couleur.
… Désolée pour la taille et les chaussures…
- C’est pas grave ! Merci.

Il se vêtit en vitesse et soupira de contentement en sentant son corps se réchauffer.
… C’est génial d’avoir chaud ! Bon, qu’est-ce que tu envisages de faire, à présent ? Tu as un plan ? Ils ont parlé d’un briefing, demain. Tu crois qu’il y aura d’autres surprises ?

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